Passation des marchés publics - De la nécessité de former les consultants africains

11/05/2009
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Le rôle stratégique des marchés publics dans l’amélioration des performances et de l’efficacité du développement a été revisité hier dans le cadre d’un panel d’experts.

Réfléchissant sur le thème « Valoriser les deniers publics à travers la passation des marchés : Défis et opportunités », André Philippe Futa, ministre de l’Economie nationale et du Commerce de la République démocratique du Congo (Rdc) et par ailleurs modérateur de la table ronde, estime que la passation des marché publics est « stratégique », puisque « 60 à 70% des dépenses publiques y passent». C’est ce qui permet, soutient-il, de réaliser  des ouvrages de qualité à des coûts raisonnables, ce qui en fait  « une activité qui doit exiger des gouvernants une recherche de l’efficience, de l’efficacité et de la responsabilité ». Seulement, cette activité nécessite le concours de consultants qui, parfois, coûtent chers s’ils viennent de l’étranger. Selon Mayen Adetiba, la présidente de l’antenne africaine de la Fédération internationale des ingénieurs consultants (Gamm-Fidic), l’Afrique a besoin à cet égard de renforcer les capacités de formation dans le secteur. Après avoir présenté le thème « acquisitions des services de consultant : problèmes et défis affectant l’industrie de la consultance en Afrique », elle souligne qu’il est nécessaire de renforcer les capacités des consultants par la formation.