Séminaire à Bamako sur le Rapport sur le développement en Afrique 2007

10/04/2008
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Séminaire à Bamako sur le Rapport sur le développement en Afrique 2007

La Banque africaine de développement a organisé mardi 8 avril 2008 à Bamako, au Mali, un séminaire pour examiner les conclusions du Rapport sur le développement en Afrique 2007, concernant les ressources naturelles pour le développement durable en Afrique.

L'atelier a rassemblé les principales parties prenantes: organismes de développement représentatifs, société civile, ministères... Plusieurs journalistes étaient également présents.

Toutes les parties concernées ont fait montre de leur engagement à poursuivre le dialogue sur la mise en œuvre des bonnes recommandations du rapport dans le cadre d'une meilleure gestion des ressources naturelles au Mali.

Le représentant résident de la Bad au Mali, M. Moulay Lahcen Ennahli, a affirmé que le bureau de la Bad au Mali assurera le suivi des entretiens fructueux avec le gouvernement et d'autres partenaires au développement du Mali.

Cette rencontre fait suite à la diffusion dans les pays membres régionaux de la Bad du Rapport sur le développement de l’Afrique 2007. Un séminaire analogue est prévu pour le jeudi 10 avril à Dakar, Sénégal.

Le rapport a fait ressortir que les régimes fiscaux effectifs ou la part de l’État concernant les combustibles fossiles et les minéraux en Afrique ne sont en aucun cas uniformes. Une multitude de redevances, taxes, rentes, incitations, prise de participation de l’État, etc. ont été mises en place pour promouvoir l’exploration et l’investissement, d’une part, et faire obtenir des avantages à l’État et au public, d’autre part. Les niveaux et les principes appliqués sont aussi hétérogènes que les paysages et les populations d’Afrique. Cette hétérogénéité s’explique en partie par la différence de calendrier (pour le début de l’exploitation des ressources) et la différence de nature des ressources (quelle ressource, géologie, géographie, évaluation du risque lié aux conflits et situation politique, etc.), mais nécessite une étude et un examen plus approfondis.

«Aucune publication actuelle n’a déterminé, de manière convaincante le niveau de taxe (la part de l’État) que les pouvoirs publics africains peuvent effectivement atteindre. Le problème est que la grande majorité des contrats signés entre l’État et l’industrie extractive ne sont pas accessibles au public. À l’heure actuelle, les preuves ne sont que de nature "anecdotique" en ce sens qu’elles sont fondées sur des déclarations faites par responsables gouvernementaux et autres1, et non sur des données statistiques ou d’autres documents vérifiables», explique Mme Audrey Chouchane-Verdier, du département de la recherche de la Bad.

Le Rapport sur le développement en Afrique propose ainsi de faire entreprendre une étude plus approfondie sur la question des rentes provenant de l’industrie extractive en Afrique, surtout en vue de documenter et d’analyser (dans la mesure du possible) les montants réels des rentes que reçoivent les pays africains (la part de l’État), et de les comparer avec ceux des autres pays du monde.