Le président de la BAD rencontre le ministre sud-africain des finances

04/09/2008
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Le président de la BAD rencontre le ministre sud-africain des finances

Le président du Groupe de la BAD, Donald Kaberuka, a rencontré le 4 septembre à Accra, Ghana, le ministre sud-africain des finances, Trevor Manuel, en marge du Troisième forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide au développement qui se tient dans la capitale du Ghana. Ils ont échangé sur des sujets d’intérêt commun à la BAD et à l’Afrique du Sud. M. Kaberuka avait rencontré auparavant le Secrétaire-général de l’OCDE, Angel Gurria, et le ministre suédois du Développement international et de la Coopération, Gunilla Carsson.

Le Forum d’Accra a permis aux participants de mettre l’accent sur l’harmonisation de l’aide et de prendre la mesure des progrès mitigés pour atteindre les objectifs fixés pour 2010. Il y a donc urgence d’accélérer le rythme pour tenir les engagements contenus dans la Déclaration de Paris, constatent les observateurs. A cet égard, les panélistes de la Table ronde sur l’harmonisation de l’aide ont conclu que les donateurs devraient alléger les conditions liées à l’aide, et mettre en place un cadre misant davantage sur l’imputabilité envers des résultats à atteindre, un dialogue accru entre les partenaires et une évaluation à moyen terme de la performance.

L’aide, ont-ils mentionné, devrait être plus prévisible, grâce à des financements et des modalités de d’octroi plus novateurs. Les donateurs et les partenaires, ont-ils insisté, doivent s’attaquer aux contraintes administratives et légales limitant leurs capacités à atteindre les objectifs de 2010. Le soutien politique à ces réformes devrait favoriser des échanges soutenus sur l’harmonisation de l’aide et ceux-ci doivent être ouverts à toutes les parties prenantes, comme les organisations de la société civile et les parlements.

Lors de la première journée du forum, le conseiller au président du Ghana, Mary Chinery-Hesse, a souligné que la mise en oeuvre accélérée des engagements de la Déclaration de Paris permettrait de résoudre les inégalités croissantes au sein des pays et des états et, d’accélérer le rythme des progrès. Elle a ajouté que l’efficacité de l’aide au développement est d’atteindre de meilleurs résultats afin de réduire les inégalités. « Cela devrait être le cœur de tout ce que nous entreprenons », a-t-elle mentionné, soulignant que les pays développés et les pays en développement doivent impérativement respecter les engagements de la Déclaration de Paris sur l’aide au développement.