Une mission de la Banque conduite par la vice-présidente Sue Wardell rend visite à deux pays touchés par le virus Ebola, le Libéria et la Sierra Leone

26/03/2015
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Dans le cadre de l’accroissement du soutien du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) aux gouvernements et aux peuples du Libéria et de la Sierra Leone faisant face à l’épidémie à virus Ebola, la vice-présidente des Services institutionnels, Sue Wardell, a récemment conduit une mission de la Banque dans ces deux pays. Elle y a rencontré des responsables gouvernementaux, des investisseurs et des membres des ONG.

Au cours de ces deux missions consécutives, qui ont eu lieu du 15 au 18 mars au Libéria et du 18 au 20 mars en Sierra Leone, la délégation a réitéré l’engagement de la Banque à soutenir ces pays jusqu’à ce qu’ils n’enregistrent plus de nouveaux cas, engagement pris alors que l’institution se trouvait à l’avant-garde de la réponse sanitaire dans le cadre de la lutte contre Ebola lorsque l’épidémie s’est déclarée, il y a plus d’un an.

Ces missions lui ont donné l’occasion de discuter avec le président du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, et le président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, qui ont tous deux renouvelé leur gratitude envers la Banque pour ses actions sur le terrain. Lors des réunions avec les responsables gouvernementaux organisées dans les trois pays touchés, la délégation de la Banque a pu constater très clairement que la contribution de la BAD à la lutte contre la maladie était très appréciée des bénéficiaires et des agences partenaires.

Mme Wardell a également rencontré des acteurs de premier plan actifs lors de la crise provoquée par le virus Ebola, dont l’équipe du Système de gestion des incidents du ministère de la Santé ainsi que des représentants de la mission mise sur pied par l’Union africaine pour contribuer à lutter contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (ASEOWA), de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), de Médecins sans Frontières, du Comité international de secours et d’autres organisations, qui lui ont expliqué comment était menée la lutte contre l’épidémie.

Ce séjour dans les pays touchés par Ebola s’est avéré extrêmement instructif. La délégation du Groupe de la Banque a appris des différentes parties prenantes le rôle essentiel joué par les communautés dans ce combat. Elle a également appris comment la communauté des partenaires au développement s’était ralliée autour d’un seul et même plan mené par le gouvernement du Libéria. Wardell et sa délégation se sont rendues dans plusieurs centres de santé, dont certains avaient été gravement touchés par l’épidémie et reprenaient doucement les services sanitaires de base, et tout particulièrement les soins maternels et prénatals. Néanmoins, Wardell a aussi entendu des histoires parlant des ravages, de la peur et du traumatisme psychologique traversés dans un premier temps par les populations, lorsque l’épidémie faisait rage et que le pays était pratiquement laissé à l’abandon. Les dirigeants, aussi bien du gouvernement que de la communauté diplomatique, lui ont fait part de la nécessité de créer des services psychosociaux, éventuellement par radio, pour des groupes tels que les orphelins de l’épidémie d’Ebola ou les victimes de la violence basée sur le genre et de viols, dont la plupart sont des jeunes filles.

Wardell, présidente du Comité de crise des opérations de la Banque, et la délégation, ont aussi rencontré les directeurs des organismes des Nations Unies afin de découvrir les dispositions en matière de sécurité et de sûreté mises en place pour le personnel pendant la crise provoquée par le virus Ebola. Au cours de sa rencontre avec le personnel du Bureau de terrain du Libéria, Wardell a pu entendre comment chacun vivait cette période difficile. Le personnel l’a remerciée pour le soutien que lui a apporté le Comité de crise au cours de cette situation ravageuse, sous sa supervision.