441 millions USD pour le Botswana, le Nigeria et le Cap-Vert pour des projets d’énergie et de réduction de la pauvreté

04/11/2009
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Tunis, le 28 octobre 2009 – Au cours de leur session hebdomadaire ordinaire tenue à Tunis le mercredi 28 octobre 2009, les administrateurs du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont approuvé un montant de près de 441 millions USD couvrant trois prêts pour l’exécution de projets au Botswana, au Nigeria et au Cap Vert.

Botswana

Au titre des approbations, le Botswana recevra 153 millions d’euros (225 millions USD) pour financer le projet électrique de Morupule B, qui comporte la construction d’une centrale électrique au charbon de 600 MW (4 x 150 MW) ainsi que l’infrastructure de transport associée. Prévu en cofinancement avec la Banque mondiale, la Banque industrielle et commerciale de Chine et la Standard Bank Consortium, le projet devrait permettre d’atteindre l’autosuffisance en production énergétique à la suite de la baisse brutale des importations d’électricité, pour appuyer la croissance économique et réduire la pauvreté.

Le Botswana compte sur l’électricité importée pour couvrir la plus grande partie de ses besoins. En 2008, 80 % de l’électricité fournie au pays était importée de la société sud-africaine Eskom et d’autres pays limitrophes, et 20 % était produite par la centrale Morupule «A», une centrale vieille de 25 ans devenue de moins en moins fiable. Eskom suspend ses exportations énergétiques pour faire face à la demande locale.

Le projet de Morupule «B» est contigu à la station électrique actuelle de Morupule, située à près de 280 kms au nord de Gaborone. Le projet revêt une importance stratégique pour le Botswana, car il contribuera à la sécurité énergétique nationale et améliorera la compétitivité de l’économie nationale. Il profitera aussi à toute la population, estimée à 1,8 million d’habitants en 2008.

Nigeria

De son côté, le Nigeria recevra 100 millions d’UC (157 millions USD). Le prêt du Fonds africain de développement (FAD) servira à financer son Programme de réformes économiques et du secteur énergétique (EPSERP), qui vise à ouvrir l’accès à une énergie abordable et fiable en vue d’encourager la diversification de l’économie, la croissance économique, de créer des emplois et de réduire la pauvreté. Il soutiendra aussi la mise en œuvre du programme gouvernemental de développement qui recherche l’amélioration du système électrique et celle de l’environnement des affaires pour que le secteur privé puisse s’engager activement, à moyen terme, dans le domaine énergétique.

En outre, le projet fournit à la Banque une plate-forme de coordination des bailleurs de fonds pour nouer le dialogue avec le gouvernement nigérian sur la gestion des finances publiques et les réformes fiduciaires en cours, car la stabilité macroéconomique est une condition nécessaire si l’on veut relever les défis majeurs du secteur énergétique et protéger les priorités budgétaires dans le contexte de la crise financière mondiale.

L’appui au Programme de réformes économiques et du secteur énergétique (EPSERP) et la première opération d’appui budgétaire de la Banque au Nigeria et sera exécuté sur deux exercices financiers – de 2009 à 2011. Il est conforme à l’Agenda 2008-2011 en sept points du gouvernement du Nigeria, qui met l’accent sur les infrastructures capitales, principalement dans l’énergie, comme éléments clés pour construire une économie solide, résistante et compétitive pour assurer une croissance durable.

Cap-Vert

Le Conseil a aussi approuvé un prêt de 40 millions d’euros (59 millions USD) au Cap-Vert pour financer son programme de réduction de la pauvreté. Cet appui budgétaire supplémentaire est la réponse de la BAD à l’impact économique de la crise financière sur le Cap-Vert. Ce prêt servira à renforcer la gestion des finances publiques et à améliorer le climat des affaires, les deux composantes de son Programme de stratégie de réduction de la pauvreté (PRSSP-II).

L’impact de la crise économique et financière a sérieusement affecté le secteur du tourisme, moteur de la croissance économique du pays. Selon les prévisions, le ralentissement de l’économie perdurera au cours du deuxième semestre de 2009 et en 2010. L’appui budgétaire est conçu pour stimuler la croissance tout en permettant au gouvernement de poursuivre l’exécution de son programme de réformes économiques et institutionnelles.

Le Cap-Vert a enregistré l’une des plus fortes croissances de la gestion macroéconomique au sein des pays sub-sahariens au cours de la décennie écoulée.


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