Le Burkina Faso et le Ghana travaillent à une gestion durable des forêts et au renforcement de leurs capacités de résistance au changement climatique, avec le soutien des fonds d’investissement climatique

19/11/2012
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Lors du symposium qui a réuni les Fonds d'investissement climatique (FIC) à Istanbul, d’importants programmes du Burkina Faso et du Ghana en faveur d’une gestion durable de leur secteur forestier, dans la droite ligne de leurs objectifs d’un développement économique résilient qui résiste au changement climatique, ont été approuvés. L’accord leur a été délivré par le Programme d'investissement des forêts (PIF), l'un des quatre programmes des fonds d'investissement climatiques qui pèsent 7,2 milliards de dollars, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD) et d'autres partenaires, dont le Groupe de la Banque mondiale.

Dans le cadre du Programme d'investissement des forêts (PIF), 30 et 50 millions de dollars ont été respectivement alloués au Burkina Faso et au Ghana pour la gestion durable de leurs forêts, via des actions menées dans le cadre de programmes de réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts, et la mise en place d’une gestion durable des forêts (dite REDD+), agroforesterie et agriculture durable incluses.

« L'approbation de ces deux programmes par le PIF reflète des progrès certains dans la prise en compte de la nécessité de renouveler les domaines forestiers dans l’ensemble de l’espace africain », a déclaré Mafalda Duarte, spécialiste en chef du changement climatique et coordinatrice des FIC au sein du département Energie, environnement et changement climatique de la BAD. « Alors que le PIF travaille sur ses projets d'investissement, il est impératif que l'Afrique offre une fenêtre sur un investissement qui soit catalyseur dans ce secteur crucial, tant pour le développement durable que pour le changement climatique. »

Au Burkina Faso, caractérisé par un mélange unique de forêts semi-arides, de surfaces boisées et de terres agricoles, le plan d’investissement de 30 millions de dollars est conçu pour aider à financer un programme de gestion de forêts domaniales, propriétés de l’Etat, en mettant l’accent sur des approches participatives et une gestion durable. Le programme doit faire évoluer le secteur, en adoptant notamment une méthode qui permette d'améliorer les résultats sur le terrain, de suggérer les changements nécessaires du cadre institutionnel et réglementaire, et de faciliter la prise de décision. L'investissement permettra également d’initier des modèles autonomes et économiquement viables pour la REDD+, qui pourront être développés au-delà des frontières du pays. En outre, les intérêts des communautés et populations locales seront  préservés, grâce à 4,5 millions de dollars que le mécanisme d’octroi de subventions des FIC a accordés au programme du Burkina.

Au Ghana, où les exportations de bois représentent près de 20 % des exportations du pays, la couverture forestière est passée de 8,2 millions à 4,9 millions d’hectares au cours du siècle dernier.

Désireux d’assurer la viabilité de ses forêts, le Ghana est devenu l’un des premiers pays d'Afrique à instaurer une stratégie basée sur la REDD+, Le plan d’investissement de 50 millions de dollars du PIF aidera le Ghana à résoudre les causes sous-jacentes de la déforestation et à accélérer le changement, en créant de nouveaux modèles de gestion et de partage des bénéfices, de nouveaux outils financiers et des incitations fiscales, en stimulant la contribution du secteur privé à la REDD+, ainsi qu’en améliorant la coordination et le partage des connaissances.

Avec l’appui des FIC, la Banque africaine de développement et d'autres banques de développement multilatérales partenaires étudieront désormais les programmes d'approbation spécifiques des travaux menés au niveau du projet dans le cadre des programmes d'investissement.

Les fonds d'investissement climatiques, d’un montant total de 7,2 milliards de dollars, sont le fruit d’un partenariat international entre la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque interaméricaine de développement et la Banque mondiale.