Burkina Faso : un nouvel appui pour le suivi des résultats sur la gestion durable de ses forêts

17/04/2015
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Le Programme d’investissement forestier (PIF) a approuvé, le 16 avril 2015, un financement de 101 000 dollars EU en faveur du Burkina Faso. Ce montant est destiné à  renforcer le suivi et l’évaluation de deux projets menés dans le pays, le Projet de gestion participative des forêts classées dans le cadre du programme de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (dit REDD+ pour l’acronyme anglais) ; et le Projet de gestion décentralisée des forêts et espaces boisés.
Au cœur de la mise en œuvre du programme PIF au Burkina Faso, la Banque africaine de développement (BAD) collabore avec les autorités burkinabées, dans le but de financer et mettre en place un plan efficace pour assurer le suivi des résultats des projets.

Dans ce cadre, ce nouveau financement permettra au pays, avec l’appui de la BAD et en concertation avec la Banque mondiale, de mener une série d’activités dédiées au suivi des projets, parmi lesquelles :

  • la collecte de données pour les années 2015 et 2016 ;
  • deux ateliers de notation par an avec les parties prenantes sur la base d’indicateurs préétablis. Pour les résultats de 2014, ils se tiendront en juin 2015 et au printemps 2016 pour les résultats 2015 :
    • un atelier restreint avec les parties prenantes, avec une formation et pour la préparation du rapport annuel de suivi ;
    • un atelier élargi avec les parties prenantes avec une formation et la validation du rapport.

Cet appui supplémentaire revêt une grande importance car, bien que le suivi des projets ait commencé récemment avec la tenue de consultations et l’identification des interventions, celui-ci n’a pas encore débouché sur la création effective de données de référence. La participation des parties prenantes aux ateliers de notation et l’élaboration des rapports de suivi permettra d’y parvenir.

À propos des Fonds d’investissement climatiques (FIC)
Créés en 2008, comme un instrument de financement climatique à procédure accélérée dans le monde, et dotés de 8,1 milliards de dollars EU, les FIC proposent aux pays en développement des subventions, des prêts concessionnels, des instruments d’atténuation du risque et des prises de participation à même de mobiliser des financements importants de la part du secteur privé, des banques multilatérales de développement (BMD) et autres. Cinq banques multilatérales de développement – la Banque africaine de développement (BAD), la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Banque mondiale – assurent la mise en en œuvre des projets et des programmes financés par les FIC.