Le Plan d’action sur les infrastructures au Burundi sur les rails

06/04/2010
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Le plan d’action sur les infrastructures au Burundi a été présenté conjointement par la BAD  et le ministère des travaux publics et de l’équipement,  lors d’un atelier, le vendredi 2 avril 2010, à l’hôtel Source du Nil de Bujumbura, sous le haut patronage de M. Gabriel Ntisezerana, deuxième vice-président de la république du Burundi, et en présence de Mme Clotilde Nizigama, ministre des finances et  de M. Aloysius Ordu, vice-président des opérations de  la BAD.

Quelque 80 participants, représentant le gouvernement, le secteur privé et les partenaires au développement et les  bailleurs de fonds, ont  assisté à la présentation de ce rapport  qui est  la synthèse d’une étude menée dans les secteurs des transports, de l’énergie, des  télécommunications et de l’exploitation minière en prenant en compte les objectifs nationaux et régionaux .

Dans son allocution de bienvenue, Mme Clotilde Nizigama a remercié la délégation de la BAD et tous les partenaires présents pour les efforts qu’ils ont fournis dans l’élaboration de ce rapport qui va contribuer à la réduction de la pauvreté au Burundi.

M. Aloysius Ordu, lors de son intervention, a reconnu que « au cœur de l’Afrique se trouve le Burundi, pays enclavé qui aspire à une intégration et une participation économique totale, pour être compétitif avec ses voisins ». Il a indiqué, en outre, que les infrastructures sont  la clé pour relier le Burundi à tout le continent africain. « Cela devrait permettre au pays de combler son retard en infrastructure par rapport aux autres pays en développement » a-t-il souligné.

Le vice-président Ntisezerana a, dans son discours d’ouverture, remercié la BAD pour l’honneur fait au Burundi d’avoir été choisi premier pays africain, parmi les 53, afin de travailler ensemble. Il a également souligné que ce rapport est le fruit d’un travail collectif rigoureux de tous les partenaires. M. Ntisezerana a rappelé que l’infrastructure occupe une place de choix dans le développement du pays, précisant: « ces objectifs une fois atteints vont apporter un souffle nouveau et contribueront à renforcer l’efficience globale du processus du développement de notre pays. » Il a conclu en saluant la qualité de ce rapport qui va servir à éclairer et enrichir le dialogue permanent entre le gouvernement, les donateurs et les milieux d’affaires sur le  développement des trois secteurs.

Les différents exposés ont montré comment les centrales électriques nationales et régionales pourraient  suffire à couvrir les besoins du pays en électricité,  la manière dont le Burundi pourrait renforcer ses échanges grâce aux trafics aérien et ferroviaire, et  la façon dont le programme de communication proposé offrirait aux communautés et aux entreprises burundaises des services à bas pris.

Ce programme de 5,8 milliards de dollars EU, doit être compris comme un engagement tripartite gouvernement, secteur privé et bailleurs des fonds. Répondant  aux interrogations légitimes sur la capacité du Burundi  à réunir autant de capitaux pour réaliser ce plan,  M. Ordu a rappelé une des voies indiquées par le rapport : « 450 millions de dollars , c’est le montant que l’ensemble des partenaires du développement engage chaque année au Burundi ; si un tiers seulement de cet argent est concentré sur ce plan d’action des infrastructures, en répondant aux priorités définies par le gouvernement, cela pourrait représenter une concrétisation d’une bonne partie de ce rapport ».

A l’issue d’une journée de travail et de réflexion autour du ce plan d’action sur les infrastructures pour le Burundi,  M. Anatole Kanyenkiko, ministre des travaux publics et de l’équipement, a affirmé que ce rapport allait être exposé dans un avenir proche au gouvernement et aux différentes institutions du pays, pour, dit il, « permettre à tous de s’en imprégner ».