Kaberuka préconise une Afrique prospère pour sortir de la récession

05/08/2014
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« Pour sortir de la récession, le monde a précisément besoin d’une Afrique prospère ». Ces propos sont de Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD) qui s’exprimait devant une assemblée de chefs d’entreprises et de dirigeants économiques et politiques réunis à Washington, D.C. C’était le lundi 4 août 2014 lors du Sommet des Leaders Etats-Unis/Afrique. Alors qu’il est parfois difficile de provoquer unchangement dans la façon de percevoir la région, Kaberuka a affirmé que « les dirigeants réunis dans ce panel sont des entrepreneurs prêts à relever le défi ».

Parrainé par le Brookings Institute, l’événement « Tracer un nouvel avenir économique : des opportunités, des entrepreneurs et des consommateurs au service du changement en Afrique »a permis aux experts présents de discuter des points les plus stratégiques du programme, notamment les échanges et les liens commerciaux, ainsi que la sécurité et les investissements étrangers.

Kaberuka était  en compagnie  de Mo Ibrahim, le magnat soudanais de la communication mobile, de Jason Njoku, jeune entrepreneur nigérian - ayant réussi, en seulement deux ans, à lever 21 millions de dollars pour son entreprise de médias numériques en saisissant les opportunités des marchés émergents - , etde Carolyn Campbell, directrice générale d’Emerging Capital Partners, une entreprise qui finance des projets et crée des emplois sur le continent.

Au sujet de l’engagement de la BAD à modifier le paysage de l’investissement en Afrique en collaborant avec le secteur privé, Campbell a déclaré que : « La Banque africaine de développement a fait des crédits aux investissements du secteur privé pour générer des retours pour le secteur privé ». Grâce à cette confiance, a-t-elle poursuivi, son entreprise a pu investir dans 55 entreprises africaines, et est active aujourd’hui dans 45 pays africains. Suite à ces interventions, des milliers d’emplois ont été créés, a-t-elle ajouté.

Revenant sur un argument qu’il soutiendra tout au long de cette semaine à Washington, le président de la BAD a rappelé qu’une transformation économique est nécessaire à la croissance africaine. Cette transformation, a-t-il souligné, passera par l’aide des partenariats internationaux. « Nous accordons 2 milliards de dollars de financements aux entreprises, y compris des sociétés américaines », a-t-il précisé.