Cheick Modibo Diarra : Un plan en inadéquation avec les ressources humaines n’est pas un bon plan

23/11/2006
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Cheick Modibo Diarra : Un plan en inadéquation avec les ressources humaines n’est pas un bon plan

S’exprimant à l'ouvertude de la Conférence économique annuelle de la Bad (Tunis, du 22 au 24 novembre 2006), le président de Microsoft Afrique, M.Cheick Modibo Diarra, a tenu un discours direct et peu emprunté pour exprimer sa « passion » du Continent à travers un triptyque: Ressources humaines, ressources financières et infrastructures.

Illustrant son propos, il s’est dit impressionné par le nombre d’Africains travaillant pour les grandes institutions dans le monde. Cependant, a-t-il dit, il faudrait pouvoir créer une banque de données répertoriant toutes ces ressources humaines. Car, on a beau réunir la sécurité, les conditions financières et les infrastructures mais sans ces ressources humaines la situation va se dégrader rapidement.

Faisant un rappel historique à ce qui pourrait servir de référence à l’Afrique, il a cité le « New Deal » du Président américain Théodore Roosevelt qui a su proposer à son peuple un vaste programme de réalisation d’infrastructures au moment où le pays connaissait un marasme économique et mental.

L’Afrique, a-t-il dit se trouve à ce carrefour de son évolution. Il a en outre insisté sur le fait qu’aucun plan de développement n’est bon s’il n’est pas en adéquation avec les ressources humaines.

S’agissant des finances, M. Diarra a indiqué que la Communauté internationale est très disposée à accompagner l’Afrique, mais, a-il souligné, il existe un paradoxe. Par exemple, au niveau du NEPAD, les décideurs des gouvernements européens semblent plus au courant des débats que ne le sont les Africains. N’est-ce pas là le reflet d’une culture de la dépendance? s’est-il interrogé.

L’Afrique a le potentiel de son développement, il faut le capitaliser en instituant une banque de données pour répertorier tous les avoirs dont nous disposons. C’est une étape pour passer à la gestion du savoir. C’est seulement à ces conditions que l’Afrique pourra revendiquer le XXIe siècle comme étant le sien.


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