Changement climatique: « L’Afrique exerce son leadership avec ses propres programmes », déclare la BAD

24/06/2011
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« Les Africains exercent leur leadership avec leurs propres programmes pour l’atténuation des effets du changement climatique. Ils ont lancé un appel pour des instruments de financement complémentaires, pour répondre efficacement à leurs priorités », a déclaré le vice-président Bobby Pittman, au Forum du partenariat sur le Fonds d’investissement pour le changement climatique. Le Groupe de la Banque abrite le forum à Cape Town, en Afrique du Sud, du 24 au 25 juin 2011.

S’adressant à 250 participants à l’ouverture, le vice-président a ajouté : «Il est désormais clair que les financements à venir en faveur du climat pourraient, à terme profiter des instruments à la disposition  de tous les pays. Il pourrait être ajusté en fonction des priorités des pays et à leur capacité de mise en œuvre ; ces financements pourraient aussi profiter d’une allocation claire des ressources par agence de mise en œuvre, révisable en fonction de l’avancement des projets et programmes ».

Environ 600 millions de personnes en Afrique n’ont toujours pas accès à l’énergie moderne. 

Etendre l’accès à l’énergie propre à coût réduit ainsi que le développement des formes d’énergies renouvelables, pour diversifier les sources, constituent des priorités majeures pour la Banque. En Afrique, chaque année, environ un milliard de dollars est investi dans l’énergie renouvelable, selon l’agence internationale pour l’énergie. Pour améliorer l’accès à l’énergie, le Groupe de la BAD compte investir plus de 3,5 milliards de dollars dans les trois prochaines années, dont un tiers destiné à l’énergie  renouvelable.

Le Groupe de la Banque apporte une réponse au changement climatique, en donnant la priorité aux enjeux les plus critiques pour l’Afrique. Elle vise notamment à faciliter l’accès au financement international  pour atténuer les effets du changement climatique, à travers des mécanismes internationaux comme les Fonds d’investissement pour le changement climatique,  et des mécanismes internes à l’Afrique, plus spécifiques.

“En dépit de tous ces efforts, il y a un besoin pressant d’améliorer l’accès au financement du changement climatique, pour qu’il ait véritablement un impact  et de mettre en place des mécanismes plus efficaces  pouvant mieux répondre aux besoins du continent  », a conclu le vice-président Pittman.