Le changement climatique domine les débats aux Assemblées annuelles de la BAD

26/05/2010
Share |

Le changement climatique et son impact sur le développement économique et social de l’Afrique sont à l’avant-scène des séminaires de haut niveau de la Banque organisés à Abidjan, en marge des assemblées annuelles de l’institution. Les discussions se sont concentrées sur le changement climatique et les voies et moyens de lutter contre ses effets négatifs sur le continent.

«L'Afrique sur la relance» est le thème général des séminaires de cette année. Les quatre séminaires de haut niveau sont axés sur les questions d'actualité telles que le changement climatique, la sécurité alimentaire et le développement équitable, sous l’angle des stratégies de développement des pays membres régionaux (PMR) du Groupe de la Banque.

Les quatre thèmes abordés tournent autour des défis à la croissance et au développement économiques des pays africains. Ce sont: le changement climatique et le financement du développement, l’évaluation du développement pour des économies axées sur les ressources et des économies rurales/informelles, le rééquilibrage du rôle de l'Etat et du marché, et les implications des changements climatiques pour l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique.

Prenant la parole à la séance officielle d'ouverture, le mercredi 26 mai 2010, le vice-président et Chief Operating Officer de la BAD, Nkosana Moyo, a déclaré que les séminaires offrent un cadre de discussions approfondies sur les problèmes de développement en Afrique liés au climat, et sur les recherches de solutions appropriées.

Après les crises alimentaire, énergétique et financière, le continent doit maintenant trouver des moyens novateurs pour relever les  défis d’envergure posés par le changement climatique, a souligné M. Moyo, ajoutant que les séminaires devraient donner naissance à de bonnes idées pour relever ces défis.

Il a expliqué que le Groupe de la Banque est pleinement engagé dans les efforts visant à aider les pays africains à atténuer les impacts du changement climatique, par ses opérations comme par son rôle catalyseur dans la mobilisation des ressources et mécanismes de financement.

«Le changement climatique est l'un des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés. Une action collective s’impose, car aucune institution ou entité ne peut toute seule résoudre ces défis.»

Pour sa part, le ministre ivoirien du Plan et du développement, et président en exercice du Conseil des gouverneurs de la Banque, Paul Antoine Bohoun Bouabré, a salué le rôle de leadership de l'institution et ses efforts d'atténuation des effets du changement climatique.

Citant le cas de son pays, dont les 16 millions de kilomètres carrés des terres forestières ont été réduits à peine à 2 millions de kilomètres carrés par le changement climatique, Bohoun Bouabré a déclaré que l'Afrique a besoin d'accélérer ses efforts d'adaptation au changement climatique.

«Nous devons nous adapter au changement climatique », a-t-il dit, notant que « l'impact du changement climatique affecte tous les pays et tous les secteurs de l'activité humaine».

Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président, coordonnait les travaux.