L’Afrique se positionne sur le cadre de développement de l'après-2015 au Sénégal

11/12/2012
Share |

Les priorités à inclure dans le cadre de développement global de l’après-2015, qui fera l’objet de débats lors de l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2013, était au menu des discussions d’un forum de deux jours organisé à Dakar les 10 et 11 décembre 2012.

Des représentants de gouvernements, d’organismes internationaux et régionaux, du secteur privé et de la société civile venus de tous les coins d’Afrique ont pris part à cette rencontre qui s'inscrit dans le cadre de consultations sans précédent pour construire une vision collective pour l’après-2015, laquelle sera approuvée par les ministres africains et ratifiée par les chefs d'État lors du sommet de l'Union africaine prévu en mai 2013.

Selon l’économiste Principal à la Banque Africaine de Développement, Nejmudin Bilal, « l’Afrique doit définir un agenda post-OMD priorisant le renforcement des compétences pour le marché du travail de demain, promouvant l'efficacité et la responsabilisation en matière de services et construisant des systèmes sociaux et financiers pour une croissance inclusive, afin de récolter les fruits de sa croissance économique et démographique. »

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Commission de l'Union africaine (CUA), la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et la Banque africaine de développement (BAD) ont parrainé l’événement.

Les discussions ont porté sur la croissance inclusive, l'éducation et la possibilité de transformer la structure des économies africaines afin que la croissance donne lieu à la création d'emplois, la mobilisation des ressources internes et le développement rural. Le forum a également abordé les questions émanant du Sommet de Rio +20, telles que la possibilité de s’attaquer aux dimensions sociale, environnementale et économique du développement durable.

« Le rôle de ces quatre institutions est de faciliter la mise en place d’un processus qui partirait de la base, inclusif et ouvert afin d’assurer  la participation la plus large possible dans la définition des priorités du développement de l’Afrique post -2015, » a déclaré Babacar Cissé, Directeur adjoint du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique.

D’importants progrès ont été réalisés en Afrique pour l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) fixés par la communauté internationale et visant à réduire la pauvreté d'ici 2015, en matière notamment de scolarisation et de parité des sexes dans le primaire, de proportion de sièges occupés par des femmes au sein des parlements nationaux et de réduction du taux de prévalence du VIH/sida.

Les efforts se poursuivent car l'Afrique reste confrontée à d’importants défis dans les domaines de la lutte contre les inégalités de revenu, de la création d’emplois décents, de l'accès aux services de santé et de l'assainissement.

« L'articulation d'une position africaine commune ne doit pas se limiter à l'élaboration d’un cadre général. Il doit aussi s'étendre à l'élaboration d'objectifs, de cibles et d'indicateurs. Ceci est important car ce sont précisément ces objectifs, cibles et indicateurs qui constituent l'opération et la dimension du nouveau programme de développement », a déclaré le Responsable des OMD et des Petites et moyennes entreprises à la CEA, Bart Armah, au nom du Directeur de l’Institut africain de développement économique et de la Planification, Professeur Adebayo Olukoshi.