Réaliser la promesse : Lancement du rapport conjoint BAD-Fondation Gates sur les industries extractives et le développement humain

05/06/2015
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De gauche à droite : Sheila Khama, directrice du Centre des ressources naturelles africaines de la BAD ; Donald Kaberuka, président de la BAD ; et Mark Suzman, président du service Global Policy and Advocacy de la Fondation Bill and Melinda Gates.


«Il faut que l'Afrique adopte des politiques lui permettant de transformer ses ressources naturelles en capital humain et en un niveau de vie amélioré pour ses citoyens, et qu'elle tire les leçons des bonnes pratiques qui existent déjà sur le continent». Tels ont été les propos du président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, lors du lancement du rapport « Delivering on the promise: Leveraging natural resources to accelerate human development in Africa » (Réalisation de la promesse : valorisation des ressources naturelles pour accélérer le développement humain en Afrique), vendredi 5 juin 2015, au cours du Forum économique mondial sur l'Afrique qui se tient au Cap.

Fruit d'un partenariat novateur entre la BAD et la Fondation Bill and Melinda Gates, ce document met en lumière les options qui se présentent aux pays africains, pour tirer meilleur parti des ressources naturelles nouvellement découvertes, afin d'effectuer un bond en avant dans l'atteinte de résultats de développement humain. Le rapport a été élaboré par le Centre des ressources naturelles africaines de la BAD, avec la contribution de deux autres départements de l’institution, ceux de la recherche en matière de développement et du développement du capital humain. La publication se penche plus particulièrement sur les cas du Ghana, du Liberia, du Mozambique, de la Sierra Leone, de la Tanzanie et de l'Ouganda, pays dans lesquels des cadres de politiques accessibles ont été établis pour associer les décisions relatives à la gestion des recettes publiques aux enjeux du développement humain. Le rapport examine également les meilleurs moyens de bénéficier de l’apport des compagnies minières dans les domaines de l'emploi, de l’approvisionnement ainsi que des investissements en infrastructures et sur le plan social.

« Ce rapport cherche à réduire les lacunes dans les connaissances entre le processus de l'extraction de ressources naturelles et celui consistant à produire des résultats de développement humain pour l'Afrique », a expliqué Mark Suzman, président du service Politiques et Plaidoyer mondiaux à la Fondation Bill and Melinda Gates, lors du lancement du rapport.

L’événement s’est déroulé en présence de 20 décideurs politiques africains, de représentants du secteur industriel et de responsables de la société civile africains, réunis pour discuter des moyens d'appliquer les recommandations du rapport dans le sens d'une transformation du développement humain sur le continent. 

Sheila Khama, directrice du Centre des ressources naturelles africaines, a fait remarquer que « dans la mesure où l’on veut faire aboutir ce programme complexe, les pays africains auront à faire la juste part entre une forte dépendance à l'égard des revenus du secteur extractif et l'établissement de liens directs entre ce secteur et le reste de l'économie nationale ».