Les partenaires de développement soutiennent la Côte d'Ivoire dans sa réconciliation et sa reprise économique

25/09/2011
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La deuxième table ronde pour la Côte d’Ivoire réaffirme le ferme soutien de la communauté internationale

Washington, le 24 septembre 2011 –  La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont co-présidé ce jour une table ronde au cours de laquelle elles ont réaffirmé, avec les autres partenaires internationaux, leur engagement à appuyer le programme de reconstruction et de réconciliation de la Côte d’Ivoire après la crise. Organisée en marge des Assemblées annuelles 2011 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la table ronde était une réunion des partenaires au développement et des représentants de la Côte d’Ivoire pour faire le suivi de la première table ronde, qui avait eu lieu au cours des Assemblées du printemps 2011.

Les participants ont examiné les réformes majeures que la Côte d’Ivoire doit engager pour stimuler la croissance et la réduction de la pauvreté dans le pays et à travers la sous-région, et pour rallier l’appui de la communauté internationale aux efforts de réconciliation, de reconstruction et de croissance du pays. Lors de la première table ronde, les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire avaient également pris l’engagement d’œuvrer avec les autorités pour obtenir une analyse réaliste du déficit de ressources dû à la crise postélectorale, et pour garantir une réponse harmonisée et consistante des bailleurs de fonds au pays.

Charles Koffi Diby, le ministre ivoirien de l’Economie et des finances, a rappelé que dans cette période de sortie de crise, le pays a besoin d’un appui substantiel de la communauté internationale pour se remettre.  « La renaissance de la Côte d’Ivoire aidera toute la sous-région en raison du rôle que notre pays joue dans cette partie du continent. C’est une économie inclusive, et non exclusive», a déclaré le ministre. Concluant son propos sur une note d’espoir, il a souligné : « Je reste persuadé qu’avec son potentiel intact, l’ambition de ses dirigeants, l’engagement de ses populations et le soutien de ses partenaires, la Côte d’Ivoire deviendra, sous peu, un pays émergent.»

Mettant l’accent sur l’impérieuse nécessité pour les partenaires au développement de travailler en harmonie pour soutenir le pays, Obiageli Ezekwesili, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, a déclaré : “Aujourd’hui plus que jamais, le peuple de Côte d’Ivoire a besoin de notre soutien sans faille, au moment où il sort d’une longue période de stagnation. Les partenaires au développement doivent rapidement se serer les coudes pour soutenir les nouvelles autorités et les aider à livrer les dividendes de la paix. Le pays est le pivot du développement économique et social de toute la sous-région de l’Afrique de l’ouest, forte d’une population d’environ 100 millions d’habitants, et son bien-être est fondamental pour la stabilité et la transformation de bon nombre de ses voisins, du fait des liens économiques et sociaux.”

Autrefois moteur de la croissance dans la sous-région, la Côte d’Ivoire a la capacité de retrouver ce rôle. Mais le pays est confronté à de nombreux défis : il sort de près de deux décennies de troubles politiques et de conflits à répétition, de tensions économiques et de négligence des infrastructures. A cela est venue s’ajouter la malgouvernance. Mais il y a lieu d’être optimiste sur les perspectives à moyen et long terme du pays. Aloysius Ordu, vice-président, Programmes et politiques pays et régions de la Banque africaine de développement a déclaré :

« Les partenaires au développement doivent travailler de manière coordonnée pour obtenir des résultats probants pour le peuple ivoirien. La coordination n’est pas une chose facile. C’est une leçon que nous tirons de toutes les régions du monde. Elle requiert des efforts délibérés de la part de toutes les parties concernées, de même qu’une ferme appropriation et un engagement absolu du gouvernement. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, les donateurs ici présents ont exprimé leur appui positif et ont salué les progrès remarquables réalisés par le nouveau gouvernement ivoirien dans un laps de temps relativement court. »

Les partenaires au développement se sont accordés sur les étapes à venir en vue d’appuyer le processus de reconstruction ainsi que le cadre du retour à la paix et à la réconciliation adopté par les nouvelles autorités ivoiriennes. Il s’agit des priorités essentielles du  rétablissement de la sécurité et de la satisfaction des besoins humanitaires. Les partenaires bilatéraux et régionaux, ainsi que les institutions financières internationales, travailleront eux aussi en étroite coopération pour renforcer le programme prioritaire des autorités, qui a pour objet de garantir une forte appropriation et la durabilité des aspects politiques, sécuritaires et économiques du processus de reconstruction et d’édification de la paix. Dans ce contexte, les partenaires au développement travailleront avec le gouvernement ivoirien pour remettre le pays sur la voie de l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés. Cet objectif entraîne la réforme cruciale et nécessaire du secteur du caco, la mise en place des fondations d’une croissance à long terme partagée, et le regain du leadership pour les économies de la sous-région.

Les participants de la table ronde comprenaient aussi Moussa Dosso, ministre ivoirien de l’Industrie et de la promotion du secteur privé ;  Doris Ross, chef de la mission du Fonds monétaire international pour la Côte d’Ivoire ; Nanette Ahmed, chef d’équipe, département des opérations des Nations Unies pour le maintien de la paix, ainsi que les représentants de l’Union africaine, de la Banque ouest-africaine de développement, de la Banque islamique de développement, de la France, du Royaume Uni, des Etats Unis, et de l’Arabie saoudite.