Les moteurs de la croissance économique au cœur d’une discussion de haut niveau sur l’avenir de l’Afrique

05/06/2015
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Le pouvoir inclusif et transformateur de la croissance, l’emploi des jeunes et le développement du secteur privé ont dominé la session sur les « Perspectives économiques en Afrique » organisée dans le cadre du Forum économique mondial sur l’Afrique le  5 juin 2015 au Cap en Afrique du Sud.

Au cours de ce panel, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka a déclaré que la forte croissance économique enregistrée par l’Afrique devait désormais servir à opérer une transformation économique propice à la création d’emplois pour les jeunes. Selon la BAD, quelque 12 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail en Afrique.

« Dès lors que les économies auront amorcé leur transformation, nous pourrons créer des emplois et des opportunités, et les classes moyennes prendront leur essor. Le défi de l’Afrique consiste donc à conserver une croissance solide et pérenne », a indiqué  Kaberuka.

Le président de la BAD a déclaré que le secteur énergétique était un moteur essentiel de la croissance de l’Afrique, qui est un continent riche en énergies propres. « Pour obtenir les financements nécessaires à pallier  ces lacunes par tous les pays africains, du nord jusqu’au sud, nous devons nous doter de politiques solides et de régulateurs forts et indépendants. C’est alors que les fonds afflueront vers ce secteur dont nous avons tous besoin pour garantir le développement humain et pour dynamiser nos économies », a-t-il ajouté.

De son côté,  Makhtar Diop, vice-président pour l’Afrique à la Banque mondiale, a rappelé que la mise en place de politiques saines dans le secteur énergétique attirait les producteurs privés, augmentant ainsi  la production d’énergie. « Les bonnes politiques attirent l’argent. Lorsque le Nigéria a entrepris de modifier ses politiques dans le secteur énergétique, le pays a commencé à voir arriver des producteurs indépendants », a-t-il souligné.

Les politiques et les financements vont de pair. À ce sujet,  Claver Gatete, le ministre des Finances du Rwanda, a regretté que l’accent soit mis sur la création d’un environnement de nature à attirer les investisseurs internationaux en Afrique, au lieu de s’employer  à faire baisser les coûts inhérents à la pratique des affaires en Afrique afin de favoriser les partenariats public-privé. « Il s’agit là d’un domaine clé qui peut attirer des ressources régionales comme internationales : baisser les coûts d’emprunt pour le secteur privé lui permettrait d’investir et de coopérer avec les gouvernements », a-t-il observé.

Participaient également au panel  Antony Jenkins, le directeur général du groupe de la Banque Barclays, et  Nhlanhla Musa Nene, le ministre des Finances d’Afrique du Sud.