Égypte : la BAD apporte son aide au développement de l’aéroport de Charm el-Cheikh

29/05/2015
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La Banque africaine de développement (BAD) et l’Égypte ont signé, ce vendredi 29 mai à Abidjan, deux accords de prêt et une lettre d’agrément. Les deux prêts totalisent 140 millions de dollars EU, dont 90 millions proviennent de la BAD et 50 millions de l’Africa Growing Together Fund (AGTF). La lettre d’agrément porte sur un don d’environ 1,7 million de dollars EU, octroyé par le Fonds d’assistance technique aux pays à revenu inrtermédiaire.

La signature s’est faite en marge des 50e Assemblées annuelles de la BAD, de la main du vice-président de la BAD chargé de l’Intégration régionale, des infrastructures et du secteur privé, Solomon Asamoah, et de celle de la ministre égyptienne chargée de la Coopération internationale, Naglaa A. El-Ehwany.

Ces concours aideront le gouvernement égyptien à réaliser ses engagements à développer l’économie nationale en général, particulièrement le secteur de l’aviation, et à transformer la ville de Charm el-Cheikh. Surtout, le projet libérera les goulots d’étranglement qui affectent les voyageurs, dont les touristes, en partance ou à destination de cette ville. Le projet favorisera la croissance économique du pays, dégagera des possibilités d’emplois directs, et il redressera la compétitivité du pays.

« Ce prêt accordé à un projet de développement des infrastructures constitue un jalon, a déclaré le vice-président de la BAD. Il s’agit de la première signature d’un accord de prêt entre la BAD et l’Égypte depuis quatre ans. Le projet constituera le premier engagement de la Banque en l’Égypte dans le secteur des transports et, à terme, il appuiera la croissance économique de ses villes et agglomérations »..

Solomon Asamoah a ajouté : « Nous nous félicitons aussi du fait que ce projet est la première opération à recevoir son approbation sur la base d’un prêt de l’AGTF, un fonds qui, nous l’espérons, aidera à combler les déficits financiers affectant le développement des infrastructures de l’Afrique dans son ensemble, et celles de l’Égypte en particulier ».

De son côté, la ministre égyptienne a exprimé sa « sincère reconnaissance » envers la BAD qui, a-t-elle déclaré, « a toujours été présente et prête à nous soutenir ».

« En lançant ce projet, nous voulons faire passer le message que l’Égypte est de retour, a lancé Naglaa A. El-Ehwany. Nous espérons que la Banque continuera à encourager la réalisation d’autres projets du secteur privé dans notre pays. La volonté de la Banque de nous appuyer par son action auprès de notre secteur privé nous aidera considérablement », a-t-elle ajouté.

Depuis 1974, la BAD a offert son soutien à différents secteurs économiques en Égypte, notamment celui de l’électricité qu’elle a grandement aidé à rendre plus efficace et fiable. L’institution a également contribué à « verdir » le secteur énergétique égyptien, en appuyant la réalisation de deux projets, l’un solaire et l’autre éolien, dans le but de favoriser le développement économique durable du pays.

Basée à Abidjan, la BAD a pour vocation de réduire la pauvreté en Afrique en y favorisant la croissance économique inclusive, la croissance durable au plan environnemental et l’intégration régionale. De 1967 à 2014, la Banque a approuvé 4 185 prêts et dons totalisant 107,6 milliards de dollars EU à ses pays membres régionaux (africains).