Dynamiser l’avenir de l’Afrique pour le bénéfice du monde entier

28/09/2015
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Dimanche 27 Septembre 2015, le Président Akinwumi Adesina de la Banque africaine de développement (BAD) a adressé un discours passionné à des leaders de haut niveau, leur exposant les raisons pour lesquelles la connexion de toute l’Afrique au réseau électrique sera non seulement bénéfique au continent, mais aussi au monde entier.

« Le secteur privé est figé et l’absence d’énergie met un frein à l’industrialisation de l’Afrique. Ce faible développement interne empêche les 54 nations riches en ressources du continent d’attirer des investissements externes qui leur permettraient de prospérer » a-t-il déclaré. 

« Le moment est venu de dépasser une situation où plus d’un demi-million de personnes périssent chaque année parce qu’elles n’ont pas accès à une source d’énergie propre de cuisson », a-t-il poursuivi. Et d’insister sur la nécessité de mettre fin à l’obligation qu’ont les usines d’interrompre leur fonctionnement à cause des coupures de courant.

« L’Afrique ne peut continuer à n’être connue que pour son obscurité, et non pour l’éclairage de ses villes et ses villages alors qu’elle dispose de ressources en énergie considérables », a dit Adesina. « L’Afrique jouit d’un potentiel illimité en ressources solaires, éoliennes, hydroélectriques et géothermiques, et, bien sûr, en réserves abondantes de gaz naturel et de charbon ».

Adesina a tenu ces propos la veille du débat général de la 70ème Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), soulignant que l’objectif N° 7, l’un des plus importants des Objectifs de développement durable (ODD) officiellement adoptés cette semaine, est consacré à l’énergie.

« L’Afrique est lasse d’être plongée dans l’obscurité », a-t-il souligné. « C’est la raison pour laquelle la Banque africaine de développement a lancé un nouveau Pacte de l’énergie pour l’Afrique destiné à accélérer l’accès universel à l’énergie d’ici à 2025 ». Objectif visé : « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie en l’espace de 10 ans, et non de 50 ».

Adesina s’adressait à des dirigeants parmi lesquels Jim Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale, Jan Eliasson, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Mogens Lykketoft, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies et Ellen Johnson Sirleaf, Présidente du Libéria.

Jim Kim a félicité Adesina pour sa nouvelle fonction à la tête de la BAD, et marqué son appréciation dans sa détermination à apporter de l’énergie au deuxième plus grand continent de la planète.

Adesina a déclaré que le seul moyen d’y parvenir était pour l’Afrique de collaborer avec des organisations et nations partenaires afin de susciter tout à la fois des attentes, des aspirations et des financements.

Le Président de la BAD a, dans la foulée, tenu une série d’entretiens au cours de l’après-midi afin de stimuler l’enthousiasme requis pour traduire ces espoirs dans la réalité. Il a évoqué des stratégies pour le développement énergétique, la création d’emplois, l’industrialisation et d’autres points avec John Mahama, Président du Ghana, Maged Abdelaziz, Sous-secrétaire général et Conseiller spécial pour l’Afrique des Nations Unies et Linda Thomas-Greenfield, Secrétaire d’État assistante au Bureau américain des Affaires africaines. Et, pour la première fois depuis qu’il préside la BAD, Adesina a rencontré Luis Moreno, Président de la Banque interaméricaine de développement, Werner Hoyer, Président de la Banque européenne d’investissement, ainsi que d’autres dirigeants d’institutions multilatérales de développement du monde entier.

Une Afrique prospère est dans l’intérêt du reste du monde. Ainsi, fort de son plan en cinq priorités, Akinwumi Adesina a clairement démontré cette semaine qu’il dispose d’un plan directeur pour libérer le potentiel énergétique de l’Afrique, tant dans le domaine des énergies renouvelables que dans celui des énergies conventionnelles.