Énergie : le secteur regorge d’opportunités pour l’Afrique, selon un nouveau rapport de la BAD

29/04/2015
Share |


La première Revue sur l’efficacité du développement dédiée au secteur de l’énergie de la Banque africaine de développement (BAD) a été rendue publique mardi 28 avril 2015, au siège de la BAD à Abidjan, par le Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique (ONEC) et le Département pour les résultats et le contrôle de la qualité (ORQR).

Codirigé par Alex Rugamba, directeur du Département ONEC, et Simon Mizrahi, directeur du Département ORQR, cet événement a rassemblé des partenaires au développement comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, la Banque ouest-africaine de développement(BOAD) et l’Association des institutions africaines de financement du développement.

Ce rapport présente la façon dont la BAD a contribué au développement d’une infrastructure énergétique durable sur le continent entre 2009 et 2013. Est également étudiée l’efficacité dont la Banque fait preuve dans la gestion de ses opérations énergétiques.

« L’énergie est un secteur rempli d’opportunités pour l’Afrique », affirme Solomon Asamoah, vice-président de la BAD pour l’infrastructure, le secteur privé et l’intégration régionale, dans la préface du rapport. Et d’ajouter : « Le continent possède une part importante des sources d’énergie renouvelable mondiales, dont seule une fraction de l’exploitation est en cours de développement. L’Afrique est également en mesure de passer outre les technologies à intensité de carbone et de répondre à la plupart de ses besoins en énergie à venir à partir de sources renouvelables, ce qui la mettrait clairement sur le chemin de la croissance inclusive écologique. »

« Les revues sur l’efficacité du développement sont une composante essentielle de la gestion axée sur les résultats de développement », a souligné M. Mizrahi, avant d’ajouter que le rapport arrivait en temps opportun, car la BAD prépare sa participation à la conférence COP21 sur le changement climatique, qui aura lieu à Paris à la fin de l’année.

Après la présentation du rapport par Victoria Chisala, responsable de la division des résultats de la BAD, M. Rugamba a exposé la nouvelle approche de la BAD en matière d’énergie, qui s’est fixée pour objectifs: (i) accroître et diversifier les capacités de production énergétique ; (ii) renforcer les réseaux de transmission et de distribution ; (iii) promouvoir les solutions énergétiques décentralisées ; (iv) développer les marchés énergétiques régionaux ; (v) augmenter la part des énergies renouvelables ; (vi) intervenir au niveau sectoriel ; et (vii) aider les pays à élaborer leurs plans d’action pour l’initiative « Énergie durable pour tous » (SE4ALL) des Nations unies.

Parmi les intervenants, Steve Kayizzi-Mugerwa, vice-président et économiste en chef de la BAD, a souligné que « le développement des capacités de maintenance est très peu étudié, alors qu’il joue un rôle clé dans la création d’emplois pour nos jeunes ingénieurs ».

Pour sa part, Moono Mupotola, responsable de la division de l’intégration régionale et du commerce, a expliqué comment la production énergétique pouvait être renforcée afin de générer une hausse de la compétitivité sur le marché mondial.

Les échanges auxquels le lancement de la Revue a donné lieu ont permis au personnel de la BAD et aux participants de partager leurs expériences et leurs idées. La baisse des coûts relatifs aux sources d’énergies renouvelables et l’opportunité que cela pourrait représenter pour l’Afrique ont notamment été évoquées.

Le personnel de la BAD a également fait part de son expérience engrangée en matière de coopération avec les ONG et de mise en œuvre des directives environnementales visant à améliorer la qualité des projets. Ont également été abordés le rôle et les avantages des subventions énergétiques.

Lire le rapport complet