La promotion du commerce au service d’une croissance inclusive est la clé de la prospérité future du continent africain

01/11/2012
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Les principaux enjeux et opportunités pour mieux promouvoir le commerce au service d’un développement inclusif ont été abordés en détail lors de la séance plénière de la septième Conférence économique africaine, le jeudi 1er novembre à Kigali, au Rwanda.

Parmi les principaux intervenants figuraient le vice-ministre sud-africain du développement économique, Hlengiwe Mkhize, et Ali Chebbi, conseiller auprès du cabinet du Premier ministre tunisien.

La session s’est penchée sur l’influence du commerce dans l’économie mondiale et africaine et a examiné la meilleure manière dont il peut promouvoir l’emploi et la croissance.

Une question soulevée portait sur les mesures à prendre afin de minimiser le déséquilibre entre régions développées et moins développées et d’encourager la croissance inclusive en Tunisie. Dans son analyse, Ali Chebbi a abordé l’augmentation du chômage en Tunisie, au cours de la dernière décennie. Il en a décrit les causes potentielles et analysé si elles étaient dues à la nécessité de changements structurels dans l'économie ou au changement politique. Il en a conclu que la première hypothèse était plus probable. Son analyse a relevé plusieurs obstacles clés à la résorption du chômage en Tunisie, notamment la nécessite d’une économie libéralisée et diversifiée, de réformes éducatives et d’une meilleure adéquation des compétences. De plus, le gouvernement actuel a augmenté son budget d’investissement, pour fournir à la jeunesse des régions pauvres en infrastructures, un accès à l’éducation, au système bancaire et aux établissements sanitaires. Il a ajouté que le renforcement des investissements dans l’infrastructure rurale, ainsi que l’inclusion financière, entraînerait des changements structurels en Tunisie.

S’inspirant de l’expérience pratique des pays asiatiques, le vice-ministre sud-africain du développement économique, Hlengiwe Mkhize, a présenté la stratégie commerciale de son pays. À long terme, a-t-elle poursuivi, une économie africaine bâtie sur le commerce peut créer de nouvelles opportunités commerciales Sud-Sud, encourager des échanges commerciaux plus nombreux et générer la croissance. Par contre, une Afrique plus faible présente de nombreuses menaces pour sa croissance et sa prospérité futures. Elle a suggéré que les pays africains devaient s’inspirer les uns des autres et aussi des pays « BRIC » par le biais de meilleurs partenariats politiques et commerciaux. Elle a aussi souligné que les Africains devraient tirer avantage des conditions climatiques en termes d’innovation agricole et environnementale, investir dans secteur manufacturier et impliquer davantage les jeunes en les équipant des outils nécessaires et en les formant à l’esprit d’entreprise. Le développement du secteur financier  doit également être mis en œuvre, a-t-elle ajouté.  

Établir un secteur commercial fondé sur ces idéaux répondrait non seulement aux propres intérêts économiques de l’Afrique, mais aussi protégerait mieux les populations pauvres du monde d’un basculement dans l’extrême pauvreté.

Comme l'ont fait remarquer plusieurs participants à la conférence, la promotion du commerce, au même titre que celle de la croissance économique et du développement humain, est essentielle au développement inclusif durable et efficace, comme en attestent les initiatives de réformes lancées par les pays africains.