Les industries extractives en Afrique-Les experts de la BAD et de la Banque mondiale discutent du sujet à Tunis

12/02/2007
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Tunis, le 8 février 2007 – Les experts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement démarrent lundi 10 février 2007 une réunion de deux jours à Tunis pour échanger des idées sur la manière de promouvoir la transparence et l’équité au profit des partenaires des industries extractives. La réunion qui sera organisée par le département de la BAD en charge de la gouvernance et des réformes économiques et financières examinera les activités et les expériences dans les domaines du pétrole, du gaz et des mines tout en mettant l’accent sur le renforcement du partenariat entre les deux institutions.

Le programme de la réunion prendra en compte un aperçu des expériences des deux institutions multilatérales dans les industries extractives. Les experts débattront sur le thème: « Le travail des industries extractives dans les pays sortant de conflits », « Les communautés et les petites entreprises minières », « Les perspectives de la coopération entre la BAD et la Banque mondiale dans le secteur minier ».

La réunion s’inscrit dans le cadre de l’Initiative pour la transparence dans les industries minières (ITIM) – une coalition globale des gouvernements, de la société civile et des partenaires au développement appuyant l’amélioration de la gouvernance à travers la publication et la vérification complètes des paiements effectués par les sociétés et les revenus des états tirés du pétrole, du gaz et des mines.

L’ITIM a été lancée par le Premier ministre britannique Tony Blair au sommet sur le développement durable à Johannesburg en 2002. Elle vise à conjurer le soi-disant mauvais sort lié aux industries extractives en assurant que les revenus tirés des industries extractives contribueront à transformer les économies nationales et à réduire la pauvreté dans les minières riches en ressources. Les pays qui mettent en oeuvre les principes ITIM font des efforts en vue d’améliorer la transparence de leurs revenues tirés des industries extractives et de tirer profit d’un climat amélioré des investissements en lançant un signal clair aux investisseurs et institutions financières internationales. La société civile bénéficie d’un volume considérable d’informations publiques, renforçant ainsi la crédibilité et la transparence.

Le président Donald Kaberuka a annoncé le soutien de la BAD à cette initiative lors de la 3ème session plénière de la conférence sur l’ITIM qui s’est tenue à Oslo, en Norvège, en octobre 2006.

En soutenant l’initiative, M. Kaberuka a indiqué que l’Afrique n’avait pas suffisamment tiré profit de ses ressources naturelles par le passé. Il a en outre souligné l’importance de l’ITIM dans l’amélioration du climat des affaires et souhaité que la gestion transparente des revenus des industries extractives serve à transformer les économies africaines et à améliorer les conditions de vie des populations démunies des pays membres régionaux ayant des sous-sols riches.

Le président Kaberuka a noté que l’approche de la BAD en ce qui concerne l’ITIM consistera à susciter une volonté politique au sein des pays membres régionaux dépendant des ressources minérales qui n’ont pas encore adhéré à l’ITIM tout en fournissant l’assistance technique et financière aux PMR ayant adhéré à l’ITIM mais qui manquent de ressources humaines, financières et des capacités institutionnelles pour sa mise en œuvre. Un groupe de travail élargi au sein de la Banque est en train d’explorer les possibilités destinées à améliorer l’assistance que la Banque fournit à ses PMR en vue d’accroître de manière fiable, durable et transparente l’impact des revenus générés par les industries extractives.

Au total, 21 pays (dont 14 africains) sur les 53 pays riches en ressources minérales ont signé l’ITIM. Cinq pays africains– Ghana, Nigeria, Cameroun, Gabon, Guinée – ont publié des rapports ITIM. Les responsables maliens ont indiqué récemment que leur pays annoncerait son intention de se joindre à l’ITIM au plus tard en février 2006. En 2004, la Banque mondiale avait officiellement apporté son soutien au processus de l’ITIM et s’était engagée à promouvoir ses principes.

 

CONTACT: Felix Njoku – Tél: +216 71 10 26 12 – E-mail: f.njoku@afdb.org


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