Affronter l’avenir : la BAD souligne l’importance des contributions prévues déterminées au niveau national par les pays africains dans l’Accord sur le climat post-2020

03/09/2015
Share |

La BAD a publié une note d’information sur ce que l’on appelle les « contributions prévues déterminées au niveau national » (CPDN). C’est la première d’une série dédiée au changement climatique, que la Banque publiera jusqu’à la COP21.

Pour les gouvernements, les CPDN sont le principal moyen de faire connaître leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en vue de répondre aux défis que pose le changement climatique dans leurs pays respectifs. Ces engagements constitueront une base pour les négociations autour de l’accord post-2020 sur le climat. En pratique, les objectifs d’atténuation des CPDN invitent tous les pays à participer à la réalisation de l’objectif commun de plafonner la hausse moyenne de température de la terre à 2 °C d’ici 2100.  Bien qu’ils soient établis sur une base volontaire, ces objectifs pourraient devenir obligatoires en cas d’accord conclu durant ou après la COP21 à Paris. 196 pays ont été conviés à soumettre leurs CPDN avant la fin du mois de mars 2015 – la date limite ultime de soumission ayant été différée à fin octobre 2015. Au 3 septembre 2015, seuls 56 pays avaient répondu et soumis leurs CPDN, dont 7 pays africains : Bénin, République démocratique du Congo, Djibouti, Ethiopie, Gabon, Kenya et Maroc.

Les pays qui ont soumis leur contribution sont la source, aujourd’hui, dei 60 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

La BAD est convaincue que les CPDN peuvent s’avérer essentiels dans la promotion d’un développement vert et résilient au changement climatique. «  La BAD est l’un des plus grands contributeurs en matière de finance climatique en Afrique, souligne Gareth Phillips, responsable en chef du changement climatique et de la croissance verte au sein de la Banque. Les CPDN seront d’une grande aide pour mieux identifier les investissements potentiels et mobiliser plus de financements climatiques ».