La première semaine africaine de l'énergie souligne l'importance de l'énergie-propre

03/11/2010
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Maputo, le 3 novembre 2010 – La première semaine africaine de l’énergie a été lancée cette semaine à Maputo, au Mozambique, en mettant l'accent sur l'importance de l'énergie propre pour le développement durable.

Du 1e au 5 novembre 2010, les spécialistes du secteur de l'énergie et les décideurs africains participent à cet événement organisé conjointement par l'Union africaine, la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), sous le parrainage du gouvernement mozambicain.

Les participations prépareront et approuveront des recommandations portant sur les politiques, programmes et projets prioritaires du continent dans le secteur de l'énergie.

Ouvrant la réunion, le Premier ministre du Mozambique, Aires Ali, a souligné l'importance de l'énergie propre et respectueuse de l'environnement. «Le défi que nous avons à relever consiste à intensifier sans relâche les mesures visant à développer rationnellement nos ressources pour que les citoyens profitent de ressources énergétiques propres et respectueuses de l’environnement», a déclaré M. Ali.

S'adressant aux participants au nom de Bobby Pittman, vice-président de la BAD pour les infrastructures, l'intégration régionale et le secteur privé, le chef de  la division Energie de la Banque, Amadou Thierno Diallo, a indiqué que la réunion allait élaborer une plateforme pour faire le bilan des réalisations et des plans établis en matière de développement des infrastructures et des services énergétiques.

Il a rappelé la croissance économique récente de l'Afrique et sa capacité de résistance à la crise économique.  “Bien que l'Afrique ne contribue que pour  4 % aux émissions mondiales de CO2, le modèle dominant de production et de consommation d’énergie sur le continent est insoutenable pour nos forêts”, a-t-il fait observer, ajoutant que les efforts de l'Afrique doivent être axés sur l'accès à l'énergie et l'utilisation efficiente de ses ressources.

Il a exprimé l'engagement de la BAD à développer des sources d'énergie renouvelables, en remarquant que «l'institution s'efforce d'être le principal bailleur de fonds pour accroître l'accès de l’Afrique à l'énergie, de manière à soutenir un mode de développement à faible émission de carbone sur le continent.”

Pour le représentant de la CEA, Antonio Pedro, le développement des infrastructures est “une condition sine qua non de la croissance économique”. Aussi, a-t-il souligné, l'importance des partenariats public-privé pour exploiter l’énorme potentiel énergétique de l'Afrique.