First meeting of insurance bodies urges closer cooperation to boost investments in Africa

22/02/2016
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Plus de 30 participants de 18 institutions qui offrent des garanties et des assurances en Afrique se sont réunis à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 15 et 16 février 2016, dans le cadre de l’Union d’Abidjan, la première réunion panafricaine des assureurs de crédits à l’exportation et d’investissements en Afrique.

Organisée par les départements du secteur privé et de la trésorerie de la Banque africaine de développement (BAD) avec le parrainage de l’Initiative pour l’atténuation des risques en Afrique (IRMA) financée par le Gouvernement italien, la réunion visait à faciliter la création d’un réseau d’échanges d’information à l’intention des prestataires de services d’assurances dans les domaines des crédits à l’exportation et des investissements en Afrique.

Dans son allocution d’ouverture, Charles Boamah, premier vice-président par intérim et directeur des opérations de la BAD a présenté le nouveau plan stratégique de la Banque. Il a passé en revue ses Cinq Grandes Priorités, dont le but est d’assurer une croissance inclusive, verte et durable sur le continent. Ces priorités sont les suivantes : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, intégrer l’Afrique, industrialiser l’Afrique et améliorer la qualité de vie de ses populations.

« Pour financer la transformation de l’Afrique, la contribution d’un secteur privé robuste sera essentielle, car c’est lui qui pourra faire passer les « milliards » d’aide publique au développement à la réalisation de « billions » d’investissements », a déclaré  Boamah. « Pour que le plan ambitieux de la Banque puisse être atteint, la mobilisation de ressources supplémentaires sera essentielle ».

La collaboration entre partenaires a été désignée comme facteur crucial dans la réalisation du plein potentiel en matière d’investissement en Afrique. Alfonso Di Riso, ambassadeur de l’Italie en République de Côte d’Ivoire, a déclaré : « La mobilisation des ressources devra reposer sur une plus grande coopération entre toutes les institutions qui offrent une atténuation du risque sur le continent ». Il a donné l’assurance du soutien de son pays et a ajouté : « C’est là une nécessité que le gouvernement italien a reconnue et qu’il s’est engagé à relever en collaboration avec la BAD à travers la création de l’Initiative pour l’atténuation des risques en Afrique. Cette structure a été mise sur pied en 2010 ».

Parmi les institutions représentées à la rencontre figuraient la BAD, l’Agence française de développement, la Banque africaine d’import-export, le Fonds africain de garantie, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, la Société financière internationale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements. Étaient également présents, parmi d’autres, les représentants de l’Union de Berne ainsi que ceux de l’Export Credit Insurance Corporation of South Africa, de l’Export Guarantee Company of Egypt, de Finnvera plc et de Guarantco.

Les participants ont présenté les différentes garanties et les produits et services d’assurance offerts par leurs organismes respectifs en vue de surmonter le déficit de financement auquel se heurtent les projets de développement en Afrique. Des séances de travail en petits groupes, durant lesquelles les délégués ont examiné et discuté de nouveaux mécanismes d’appui au commerce et au financement de projets en Afrique, ont servi de tests à l’innovation.

Topi Vesteri, président de l’Union de Berne, s’est félicité de cette rencontre, qu’il a été convenu d’appeler l’Union d’Abidjan. Il a déclaré : « L’Union d’Abidjan est un excellent exemple de réunion d’experts africains et non africains dans le domaine de la connaissance et du partage des risques, qui permet de jeter les bases d’une contribution à la stabilité et à la croissance des échanges et de l’investissement ».

Il a par ailleurs souligné combien il est important d’identifier les éventuelles lacunes et de trouver des moyens de les combler, ajoutant : « Cela exige un échange plus régulier d’idées par des institutions disposant de la capacité d’assumer les risques inhérents au commerce et à l’investissement ».

La deuxième réunion de l’Union d’Abidjan est prévue pour 2017.


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