La première lauréate du Fonds de la BAD pour les bourses d’études aux femmes, poursuit ses études en communication à Abidjan

27/01/2016
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« L’éducation est l’arme la plus puissante dont on peut se servir pour changer le monde. » C’est avec cette citation du regretté Nelson Mandela que la première lauréate du Fonds de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’octroi de bourses d’études aux femmes (WSF), Jeanne Dina Kitoko, a remercié l’institution, de lui permettre de poursuivre des études supérieures.

Jeanne Dina Kitoko, originaire du Tchad, a remporté une bourse d’études offerte par la Banque en mars 2015. La BAD a annoncé la nouvelle à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2015, à Abidjan. En novembre 2015, l’étudiante s’est inscrite à l’Université catholique d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, où elle étudie les sciences de la communication. « Ces études en communication ont changé ma vie », a-t-elle récemment assuré lors d’un entretien.

L’un de ses mentors, Zéneb Touré, présidente du Comité WSF de la BAD, ajoute : « Éduquer une femme ou une fille, c’est éduquer toute une génération ».

Le choix du WSF pour sa première lauréate s’est porté sur Jeanne Dina Kitoko sur la base de critères rigoureux :

La zone géographique sur le continent : Le Fonds sélectionne les candidates par roulement entre les zones géographiques, classées par ordre alphabétique en anglais : Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique du Nord, Afrique australe et Afrique de l’Ouest. La première zone choisie est l’Afrique centrale.

Choix du pays : Le premier pays sélectionné est celui qui compte la plus faible proportion de filles dans l’enseignement secondaire. En Afrique centrale, le rapport 2012 de l’Institut de statistique de l’UNESCO indique que le Tchad compte l’un des plus faibles pourcentages d’étudiantes dans l’enseignement supérieur (15 %). Ce pays enregistre également le taux de décrochage scolaire le plus élevé d’Afrique. Compte tenu de ce qui précède, le premier pays bénéficiaire choisi fut le Tchad.

Sélection de la candidate dans son pays : La sélection de la candidate dans son pays se fait en collaboration avec le Bureau de la Banque dans ce pays, le gouvernement et les partenaires œuvrant dans le secteur de l’éducation à l’échelle nationale. De concert avec le bureau national de la BAD, le Comité WSF a mis en place une commission composée de représentants des ministères du Genre, de l’Éducation et des Affaires sociales du Tchad ainsi que de la section tchadienne de l’ONG Forum des éducatrices africaines (FEA) et d’un organe fédérateur des associations de femmes tchadiennes. Cette commission a analysé les dossiers des élèves admises au baccalauréat en 2014 et dressé la liste des femmes admises, par ordre de mérite. Sur la base de cette liste, la commission a choisi une jeune femme dont les parents ont des revenus inférieurs ou égaux au salaire minimum.

Jeanne s’est dite très heureuse d’étudier à Abidjan et de bénéficier du soutien et des conseils des personnes de la Banque africaine de développement qui l’ont aidée à réaliser son rêve.

Le Réseau des femmes de la BAD a créé le Fonds de la BAD pour l’octroi de bourses d’études aux femmes (WSF) en 2011. Ce Fonds se veut un instrument permettant au personnel de l’institution de contribuer au développement du continent et à l’autonomisation des femmes, tout particulièrement par l’accès de ces dernières à l’enseignement supérieur. Le WSF vise à soutenir les actions de la Banque qui favorisent une croissance inclusive, mais aussi à relever les défis posés par l’inégalité entre les sexes en Afrique.

C’est une équipe de bénévoles de la BAD qui gère ce Fonds. Pour de plus amples informations, veuillez contacter : WSFAdministrators@afdb.org.