De l'aide à l'efficacité du développement – La BAD en faveur d’un nouveau paradigme

03/12/2010
Share |

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, va continuer à plaider en faveur d’un passage de l’aide à l’efficacité du développement auprès de la communauté internationale, lors des 5es  Journées européennes du développement (EDD) prévues à Bruxelles les 6 et 7 décembre 2010. Au cours du panel de haut niveau « Efficacité de l’aide,  objectif Corée 2011 : l’Union européenne est-elle engagée au changement ? », M. Kaberuka partagera une vision du développement de l’Afrique où c’est le continent qui tient les  commandes, et l’aide joue un rôle d’appui. C’est aussi cette vision qui sera partagée à Busan, en Corée, en novembre 2011.

“L’aide n’est qu’un moyen au service d’une fin. En effet, si l’aide est vraiment efficace, elle fera de sorte que son rôle devienne progressivement inutile. Pour être efficace, l’aide doit donc être conçue dans cette optique – renforcer, non mettre de côté, l’énergie et les capacités internes ; et conforter, non pas remplacer, les sources alternatives de fonds pour le développement. C’est là un nouvel état d’esprit sur le partenariat au développement », a expliqué M. Kaberuka.

L’aide efficace ne doit pas encourager la dépendance, et les sources alternatives de financement du développement doivent suivre leur cours. Pour l’avenir, la Banque prévoit une intégration économique renforcée en Afrique, avec des économies d’échelle et des chaînes régionales de production qui permettront au continent d’être compétitif dans l’économie mondiale. Le commerce et l’investissement privé doivent devenir les moteurs essentiels de la croissance sur le continent. Par ailleurs, le continent africain doit avoir des états capables de livrer des résultats de développement et rendre des comptes à leurs peuples. Les progrès ne doivent pas se mesurer à l’aune des vœux pieux ou des sommes d’argent dépensées, mais à l’impact des actions concrètes sur les pauvres.

Dans tous ses programmes de développement – des infrastructures à la promotion du secteur privé et à la gouvernance – la BAD vise à stimuler une croissance qui soit forte, durable et partagée dans les pays africains.