Sommet du G-20 : la BAD attend des résultats positifs pour l’Afrique

11/11/2010
Share |

La Banque africaine de développement (BAD) a salué la décision d’inscrire pour la première fois les questions de développement parmi les principaux sujets de l'ordre du jour du G-20 à Séoul.

A la veille de ce sommet historique, le président de la BAD, Donald Kaberuka, a déclaré : « Le Sommet du G-20 se tient dans un pays qui s'est hissé en une génération de la situation de pays pauvre à celle de pays industrialisé prospère. Le sommet offre une occasion unique de tirer les leçons de cette expérience et des expériences d’autres économies du Sud, et d’entrevoir une possibilité de changement de paradigme, qui pourra libérer le potentiel de l'Afrique et lui permettre de contribuer à la prospérité mondiale. "

Et d’ajouter : «Je salue le travail accompli par le Groupe de travail sur les questions de développement créé lors du Sommet de Toronto, et j'ai hâte de voir ses conclusions examinées à Séoul ; le moment est venu, et c’est maintenant, pour l'Afrique, de mettre en marche une dynamique sans précédent, malgré les risques et les incertitudes de l'environnement mondial sur les questions inscrites à l’ordre du jour du Sommet de Séoul.»

M. Kaberuka a fait observer que la Corée avait déjà fait preuve d’un leadership digne d’éloge en inscrivant le développement sur l'agenda du G20 pour la première fois, et sans détour. C’est un jalon important dans l'évolution du G-20, et cela suscite l'espoir que le Sommet de Séoul servira de base pour un engagement soutenu du G-20 face aux défis du développement.

Ce qui est conforme à la Déclaration conjointe de la Conférence ministérielle Corée-Afrique sur la coopération économique (KAOFEC) organisée en septembre 2010 à Séoul. La Conférence avait obtenu la coopération et l’appui du G-20 à l’essor développement de l’Afrique.

Le centre d’intérêt du Sommet des 11 et 12 novembre 2010 organisé à Séoul sur le rôle du G-20 dans le monde de l’après-crise porte sur le maintien de la reprise économique mondiale en cours et la restauration de la viabilité budgétaire. Il porte également sur la garantie d’une croissance mondiale forte, durable et équilibrée, l'édification d'un système réglementaire financier international plus solide, ainsi que sur la modernisation des institutions financières internationales.

En sa qualité de présidente en exercice du G-20, la Corée a introduit de nouvelles perspectives dans la manière de prendre en charge les besoins des pays émergents et en développement, dans le cadre des efforts visant à soutenir une croissance durable dans le monde.

«Réduire l'écart en matière de développement et atténuer la pauvreté font partie intégrante de notre objectif plus large de la réalisation d’une croissance forte, durable et équilibrée, et de garantie d’une économie mondiale plus robuste et plus résistante pour tous», déclarait un communiqué du G-20 à la fin du Sommet de Toronto tenu les 26 et  27 juin 2010.

 «À cet égard, nous convenons de créer un groupe de travail sur le développement et lui donnons mandat d'élaborer, conformément à l’importance que le G-20 accorde aux mesures visant à promouvoir la croissance et la résistance de l’économie, un programme de développement et des plans d'action pluriannuels pour adoption au Sommet de Séoul», ajoutait le communiqué.

La Corée encourage également de nouvelles discussions sur les questions de développement considérées comme essentielles au rééquilibrage de l'économie mondiale, et qui vont au-delà des déséquilibres macroéconomiques. Ces questions comprennent également la nécessité de combler les écarts dans les revenus et le développement.

Les réunions du groupe de travail de haut niveau du G-20 sur le développement seront co-présidées par la Corée et l'Afrique du Sud.  Ces réunions visent à faciliter la formulation des plans d'action pluriannuels qui seront soumis au G-20 pour examen.

Pour l’avenir, la Corée servira de pont entre les pays avancés, les pays émergents et les pays en développement, en faisant participer pleinement tous les acteurs concernés, en mettant l’accent sur les besoins de développement des pays à faible revenu, et en s'appuyant sur sa propre expérience en matière de développement.