Les pays du G-8 s’engagent à un plus grand soutien aux efforts de développement de l’Afrique

19/06/2013
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Dans un communiqué publié le 18  juin 2013 à Londres à la fin de leur sommet, les pays du G-8 ont loué les efforts de développement consentis par les populations, gouvernements et institutions africains - dont la Banque africaine de développement - et se sont engagés à fournir une plus grande assistance  aux  efforts de développement.  

« L’Afrique est le prochain continent émergent en devenir, avec une  part de plus en plus importante du marché mondial et des investissements et une croissance économique importants. L’opportunité qui nous est  offerte de travailler avec nos partenaires africains est historique, et ce pour la  promotion de  la croissance durable et inclusive en Afrique, par une plus grande transparence, l’installation  d’infrastructures plus performantes,  l’offre de plus grandes possibilités commerciales, la levée des barrières douanières  et la gestion des ressources naturelles, » ont  dit les leaders  du G8.

Les plus grandes économies du monde ont salué les efforts de développement du continent, notamment en ce qui concerne l’intégration régionale et l’objectif de réduction de barrières afin de libérer les potentiels de développement  par la libre circulation des biens et des personnes.  

Le  G-8  a aussi exprimé son soutien au Plan d’action pour la relance du commerce interafricain de l’Union Africaine dont le but est de réduire le temps de transit des marchandises et d’accroître le commerce africain, non seulement  à l’intérieur du continent, mais  aussi avec le marché mondial. De par cette déclaration, «  le  G-8 s’engage à accompagner  les pays africains et les communautés régionales en vue d’atteindre l’objectif de l’Union Africaine de doubler le commerce interafricain et de réduire  de 50% le  temps de transit aux barrières  vers 2022. »

Reconnaissant le rôle clé d’infrastructures performantes dans la croissance économique  et  les lacunes dans ce domaine  en Afrique, les pays du G-8  se sont engagés  à accorder  une plus grande assistance dans la préparation des projets, notamment pour les projets régionaux. En outre, ils ont décidé d’explorer des voies et moyens pour faciliter les flux d’investissements  dans les projets d’infrastructures bancables qui  favoriseraient  la promotion du commerce dans les pays en  développement.  

La gestion des ressources naturelles a également été  au centre des discussions  du sommet. A cet égard, la réunion a souligné  leur potentiel comme  moteur de croissance  durable.  « Ces  ressources offrent une solution d’éradication  de  la pauvreté à long terme  pour la plupart des pays en développement et l’opportunité de réduire la dépendance de ces pays  vis-à-vis de  l’aide extérieure, »  note le communiqué.  

Pour accompagner les  pays africains, le G-8 s’engage « à prendre les actions requises  visant à  accroître la transparence  au niveau des industries extractives et  à mettre en place des normes internationales de systèmes d’informations comptables  pour les pays  dotés  de grandes industries extractives  et  ceux abritant de grandes multinationales exerçant dans le secteur. »