Grâce à des partenariats à l'échelle mondiale, nous viendrons à bout des principales maladies infectieuses affligeant l'Afrique, affirme un séminaire à Marrakech

13/10/2014
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Le financement de la santé, avec un accent particulier sur le financement national, était au centre des débats à la 9ème édition du Forum pour le développement de l'Afrique, ouvert lundi 13 octobre à Marrakech. Les participants ont entendu des messages d'optimisme lors du séminaire sur le thème : "Un nouveau modèle pour le financement de la santé - L'importance du financement national."

Les panélistes ont reconnu que la santé est mère de la richesse et souligné la nécessité d'y déployer d'énormes investissements. Avec la croissance économique, les pays africains ont véritablement les moyens d'investir davantage dans la santé. «Il est essentiel que les dépenses de santé augmentent au même rythme que la croissance économique, étant donné que cela entraînerait une croissance et un développement encore plus soutenus», estiment les participants au séminaire.

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a déclaré que le moment est venu pour le monde de vaincre les grandes maladies infectieuses qui endeuillent l'Afrique - Ebola, le sida et le paludisme. Grâce à des partenariats à l'échelle mondiale, les montants alloués au financement de la santé ont contribué à des progrès significatifs contre ces maladies.

Sidibé s'est appesanti sur la faiblesse structurelle des systèmes de santé en Afrique, qui ont mis en péril les progrès de développement du continent au cours de la dernière décennie. Il a rappelé que la Banque africaine de développement (BAD) a été la première organisation de développement à avoir décaissé des fonds, dans le cadre de réponses multiformes (mécanismes de décaissement rapide, assistance de 60 millions de dollars et 150 millions de dollars pour régler les questions structurelles d'urgence en matière de santé). Sidibé a appelé à l'espoir dans l'avenir du continent. «L'Afrique est en transition», a-t-il dit.

D'autres participants ne pouvaient pas être plus d'accord. Abdalla Hamdok, Secrétaire exécutif adjoint, Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, a déclaré: "La santé est au cœur du développement." Il a insisté sur la coresponsabilité et la responsabilité dans le financement de la santé nationale, et insisté sur le fait que les politiques devraient aborder la recherche en tant que biens publics. «La recherche doit être si le continent pourrait s'attendre à des résultats positifs dans le domaine du financement de la santé pour la transformation de l'Afrique en fonction du contexte», a expliqué Hamdok.

Le séminaire a noté la nécessité pour le continent d’accroître l’épargne nationale et appelé à la volonté politique des gouvernements africains.

"Il est maintenant essentiel pour nous de placer « l'homme »au cœur de nos politiques de développement pour assurer le développement durable et la prospérité pour tous," a indiqué la directrice du département du développement humain de la BAD, Agnès Soucat, en marge des travaux.

ADF est un événement biennal phare de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, et offre une plate-forme importante pour les parties prenantes, pour débattre, discuter et lancer des stratégies concrètes pour le développement de l'Afrique. Le Forum est organisé en collaboration avec la Commission de l'Union africaine, la Banque africaine de développement et d'autres partenaires clés en vue de l'établissement d'un programme de développement de l'Afrique, susceptible de refléter un consensus. La 9ème réunion a rassemblé des économistes et des spécialistes de la santé, des représentants d'ONG et des médias.


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