Les chaînes de valeur mondiales et la réponse de la Banque

22/05/2014
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Une chaîne de valeur, ou  filière,  est un ensemble de produits (biens ou services) et de producteurs concourant à la desserte d’un marché voire du marché mondial. « La croissance doit aujourd’hui se traduire en transformation, c'est-à-dire qu’il ne faut pas que ce soit uniquement une croissance du PIB, mais une transformation de nos économies afin de pouvoir créer des emplois, monter sur la chaîne des valeurs et intégrer et intégrer le commerce international. » (Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD)

Selon le rapport annuel 2013 de la BAD, les chaînes de valeur mondiales (CVM) constituent un tremplin important et dynamique dont l’Afrique pourrait se servir pour son industrialisation et son intégration avantageuse dans l’économie mondiale. Selon ce concept, il est plus profitable d’être un maillon de la chaîne de production que d’en contrôler tout le processus.

Toutefois, le document publié lors des assemblées de Kigali (19-23 mai 2014) estime que les pays devront analyser les coûts et avantages des CVM, pour éviter d’être pris au piège de chaînes de valeur à faible productivité ou de subir une dégradation de l’environnement. Les CVM pourraient également fragiliser les accords commerciaux régionaux.

La réussite nécessitera une approche novatrice et clairvoyante  qui tire pleinement parti des énormes ressources naturelles de l’Afrique, de la jeunesse de sa population et d’une classe moyenne qui monte en puissance pour industrialiser le continent et diversifier son économie. Sur le plan opérationnel, la Banque a mis en œuvre dans l’agriculture, le transport et les TIC un certain nombre de projets et d’activités ayant des implications pour les CVM.

La Stratégie décennale 2013- 2022 souligne l’importance des CVM pour l’intégration de l’Afrique à l’économie mondiale. Les politiques et stratégies pour le secteur privé, l’intégration régionale, l’agriculture et le développement humain vont également dans le même sens.

Des exemples récents d’opérations du secteur privé de la Banque ayant un grand potentiel de stimulation des CVM sont notamment, l’appui de l’institution aux secteurs manufacturier et agro-industriel du Nigeria, le Programme de financement du commerce d’une valeur de 1 milliard de dollars EU mis en place en 2013, et les prêts à des projets de transport et d’énergie en Afrique de l’Est et en Afrique australe. La Banque a également entrepris des études et d’autres activités du savoir axées sur les CVM.