Les gouverneurs approuvent la sixième augmentation générale du capital

27/05/2010
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Les gouverneurs représentant les actionnaires de la Banque africaine de développement (BAD) ont, lors d’une réunion tenue le 27 mai 2010 à Abidjan, entériné un triplement du capital de la Banque, qui sera ainsi porté à 100 milliards de dollars USD.

Cette augmentation de capital significative permettra à la BAD de soutenir un niveau de prêt plus élevé, y compris en direction du secteur privé. Elle répond ainsi aux demandes massives émanant de tous les pays.

En réponse à la crise financière, la BAD avait accéléré ses engagements, mis en place de nouveaux instruments pour faciliter le commerce et restructuré son portefeuille. La Banque avait ainsi utilisé ses ressources plus rapidement qu’elle ne l’avait initialement prévu.


Pourquoi le Groupe de la Banque a-t-il besoin d’une augmentation générale du capital (AGC) maintenant?

L’Afrique a été gravement touchée par la crise financière, qui risque d’anéantir les progrès réalisés en matière de croissance économique améliorée au cours de la décennie écoulée. Lorsque les pays membres ont sollicité l’appui de la Banque au moment de la crise financière, la Banque a dû accroître son concours – elle a concentré en début de période ses engagements, restructuré les portefeuilles pour dégager des ressources supplémentaires, et accéléré ses processus opérationnels. Pour répondre à une montée en flèche de la demande, la Banque a utilisé ses ressources de manière plus rapide que prévu, créant ainsi la nécessité d’une AGC en 2011, soit deux années plus tôt que prévu au titre de la Stratégie à moyen terme de la Banque

Cette donne survient à un moment où l’Afrique fait face à plusieurs obstacles tels que des déficits de financement de plus de 117 milliards USD en 2009 et 130 milliards USD en 2010, juste de quoi réaliser les objectifs du millénaire pour le développement.

Pour l’avenir, des défis de taille nous attendent à long terme – notamment le changement climatique et la production d’énergie. La crise financière a déjà alourdi le fardeau grandissant de l’Afrique pour la réponse au changement climatique qui, selon les estimations, devrait atteindre au moins 10 milliards USD– et très probablement 30 milliards USD – par an à l’horizon 2030

La Banque a mis en place un programme de réformes institutionnelles qu’elle s’est engagée à poursuivre.

La matrice des réformes vise à améliorer notamment: les stratégies et politiques de la Banque, les procédures de travail, la gestion du risque, la révisons de la politique de diffusion de l’information et les systèmes de communication.