La croissance verte: la voie d’avenir pour l’Afrique

07/06/2011
Share |


Avec la problématique des gaz à effet de serre et du réchauffement de la planète, le développement d’une économie verte représente le meilleur choix de développement pour l’Afrique, ont indiqué des panélistes d’un séminaire tenu dans le cadre des Assemblées annuelles 2011 de la Banque africaine de développement (BAD).

Le séminaire, tenu le 7 juin 2011 et intitulé La croissance verte : une perspective africaine, s’est penché sur deux sujets, soit la croissance verte et le projet Inga.

Transiter vers une économie verte

L’inévitabilité d’un compromis entre durabilité environnementale et le progrès économique est une idée fausse, dit un panéliste. Tel que le dit l’UNEP, le «verdissement» des économies ne fait pas obstacle à la création de richesses et d’emplois. Cette économie n’est donc pas un luxe, mais un choix de développement orienté vers l’avenir, qui recèle des investissements productifs, qui peuvent permettre aux pays africains de se tirer de la pauvreté, et ce sans éroder les ressources naturelles du pays.

A ce titre, les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle moteur vers une économie verte. L’Afrique est un continent riche en énergie sous ses différentes formes. Elle détient près de 9 % des réserves pétrolières de la planète, 8% des réserves du gaz, 6% du total mondial de réserves de charbon et elle a un potentiel d’énergie hydroélectrique immense estimé à 1000 milliards kWh/an, dont seulement 8% sont utilisés.

Pourtant, la pénurie en électricité a fortement entravé le développement social et la croissance économique de l’Afrique.

La majorité des pays du continent souffrent d’un  déficit chronique de capacités de production de transport et de distribution par rapport à la demande d’électricité, ce qui occasionne des délestages fréquents.

Ces pénuries en électricité entravent également, et de manière très forte la réalisation de l’ensemble des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). En effet, sans accès à des services moderne et durables d’énergie, les communautés africaines en Afrique resteront privées de toute opportunité d’améliorer leur niveau de vie. 

S’attaquer à la pauvreté énergétique s’avère donc un pilier important de la transition effective vers une économie verte sur le continent africain.

La BAD fait sa part, notamment avec deux fonds :

  • Le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) : Le SEFA a été conçu pour appuyer l’alimentation des PME africaines en énergie renouvelable et efficacité énergétique.
  • La Facilité carbone pour l’Afrique (ACF): Ce programme est destiné à soutenir les projets d’investissement faibles en carbone en Afrique.