Pour un avenir vert en Afrique - Les acteurs du marché du carbone affluent au 4e Forum africain du carbone

20/04/2012
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Le 4e Forum africain du carbone, qui se tient cette année à Addis-Abeba, en Ethiopie, a ouvert ses portes hier à plus de 1 000 participants convergeant du monde entier pour faire avancer l’agenda du changement climatique et de la finance carbone en Afrique.

Le Forum résonne cette année de la conviction que l’Afrique représente une opportunité en or pour un avenir vert.

« Le vaste potentiel représenté par les pays africains dans la lutte contre le changement climatique ne doit pas être sous-estimé, a déclaré Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Le Forum africain du carbone est le lieu où les sponsors de projets potentiels et les financiers peuvent se rencontrer, échanger des idées et – nous le souhaitons – prendre des actions concrètes pour assurer un avenir vert en Afrique. »

Ce forum de trois jours a été décrit par les participants aux éditions précédentes comme « l’événement incontournable pour faire des affaires dans le domaine du carbone en Afrique ». Le forum vise à partager le savoir sur les marchés du carbone et les technologies vertes en Afrique. La conférence inclut des présentations par des experts de terrain ainsi que des ateliers qui permettront aux responsables de politiques économiques, aux développeurs de projet et aux investisseurs de dialoguer sur des sujets tels que l’avenir du Mécanisme de développement propre en Afrique, une agriculture soucieuse de l’environnement, les partenariats public-privé et le financement de projets sur le continent.

L’Afrique a un énorme potentiel pour un développement durable et soucieux de l’environnement avec d’abondantes ressources en énergie renouvelable à même de satisfaire les besoins futurs du continent. Malgré cela, l’Afrique continue de faire face à d’énormes obstacles à l’investissement et traine en queue du peloton mondial dans l’utilisation de la finance carbone pour développer des projets soucieux de l’environnement et pour encourager le transfert de technologies de pointe et de savoir-faire.

C’est un continent qui a le potentiel pour réaliser un impact significatif sur la mitigation du changement climatique à travers ses ressources forestières étendues. Pour y arriver, des investissements supplémentaires doivent être encouragés dans des projets à faible émission de carbone. Le Mécanisme de développement propre s’est lancé à cet égard dans un processus de simplification des règles pour les pays à faible revenu. Ces sujets, et bien d’autres, sont discutés au Forum africain du carbone.

Le Forum africain du carbone se tient dans le cadre de la Convention de Nairobi, une initiative lancée pour aider les pays en développement, notamment ceux d’Afrique sub-saharienne, à augmenter leur participation au Mécanisme de développement propre.

Les partenaires dans l’organisation de l’édition 2012 du Forum africain du carbone sont la Banque africaine de développement, le Centre africain de politique climatique, l’Association internationale du négoce des émissions (IETA), l’Organisation des Nations Unies pour le développement, le Programme des Nations Unies pour l'environnement et son Centre PNUE Risø, la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la Banque mondiale et l’Institut de la Banque mondiale. Le Forum bénéficie également de l’appui de l’Agence éthiopienne de protection de l’environnement.

A propos du Mécanisme de développement propre

Le Mécanisme de développement propre permet aux projets de réduction des émissions dans les pays en développement d’obtenir des certificats de réduction des émissions, équivalant chacun à une tonne de CO2. Ces certificats peuvent être échangés, vendus et utilisés par les pays industrialisés pour atteindre en partie leurs objectifs de réduction des émissions dans le cadre du protocole de Kyoto. Ce mécanisme stimule le développement durable et les réductions des émissions tout en octroyant aux pays industrialisés une certaine souplesse dans la manière de réaliser leurs objectifs en matière de limitation des émissions.