La BAD soutient le commerce avec un fonds spécial

01/07/2009
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La Banque africaine de développement (BAD) en prenant une initiative de financement du commerce, en mars 2009, avait bien pris la mesure des défis croissants au commerce africain. La crise financière mondiale a  en effet entraîné une baisse prononcée du volume du commerce mondial. Ainsi pour 2009, selon l’OCDE, ce même commerce mondial va chuter de 13%. 

La principale conséquence de cette situation est le ralentissement de la demande, la chute des prix et la raréfaction des capitaux. La première grave conséquence sera la réduction drastique des marges. La croissance du PIB dans les pays importateurs de produits africains a chuté passant de 12% par an en 2004 à -6% en 2009. 

C’est dans ce difficile contexte pour le commerce mondial que la BAD a décidé de s’engager à financer le commerce en mettant en place en étroite collaboration avec les partenaires au développement notamment la SFI la facilité de soutien au commerce.

Le Programme global de liquidité pour le commerce extérieur (GTLP) est donc une initiative de collaboration unique entre les institutions de financement du développement (IFD) et les gouvernements donateurs (désignés collectivement les « participants ») dans le cadre des interventions d’urgence en vue de mobiliser rapidement des financements pour soutenir le financement du commerce dans les pays en développement en général et en Afrique en particulier.

La BAD, en tant que principal participant régional africain,  propose d’investir dans un premier temps jusqu’à 500 millions d’USD  dans le cadre du GTLP en vue de promouvoir le commerce en Afrique. Bien que le GTLP  soit une plateforme mondiale de financement du commerce, la contribution de la BAD servira exclusivement à financer des pools admissibles d’opérations africaines de financement du commerce (opérations commerciales prenant naissance et/ou se dénouant dans un pays africain). 

Au niveau opérationnel, les modalités opérationnelles du GTLP sont semblables à une délégation de crédit basée sur le partage de risques. Dans le cadre du GTLP, la Banque et les autres participants délégueront des pouvoirs opérationnels de décision déterminés au mandataire, en l’occurrence la SFI. Cependant, même si la SFI sera chargée de la plupart des aspects opérationnels du GTLP pour le compte des participants, la Banque jouera néanmoins un rôle opérationnel en soutenant, au départ, les banques utilisatrices (BU) qui auront accès au Programme. La BAD suivra aussi les activités de la SFI en tant que mandataire afin de garantir le respect des termes et conditions spécifiés dans les accords du GTLP.