Projet de Harar : alimentation en eau et assainissement - Améliorer les conditions de vie, renforcer la sécurité de l’eau en Ethiopie

05/08/2013
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Le projet entend résoudre un problème d’alimentation en eau et une crise sanitaire imminente  dans la ville historique et touristique de Harar ainsi que dans quatre villes alentours. La qualité et la disponibilité de l’eau du lac Alemaya, qui alimentait la ville jusqu’ici, est menacée, du fait de l’essor démographique, du développement de l’irrigation et d’un phénomène de salinisation. Un rationnement de l’eau ayant été instauré, les investisseurs hésitaient, à se lancer dans de nouvelles opérations commerciales. Les conditions de vies devenaient de plus en plus difficiles, contraignant des familles à consacrer leurs maigres ressources à acheter de l’eau et à soigner des pathologies contractées par l’eau.

Le financement du FAD répond aux besoins du pays

Afin d’épauler le gouvernement éthiopien, en quête d’une solution pérenne, la Banque africaine de développement a contribué à hauteur de 33 millions de dollars EU au projet. Lequel se décline comme suit :

  • la production et le transport de l’eau depuis une source située à 75 km ; la construction d’un réseau de distribution long de 115 km ;
  • l’installation de quatre stations de pompage pour assurer le transport de l’eau sur une dénivelée de plus de 1 000 m ;
  • la construction de plusieurs réservoirs de stockage ;
  • la promotion de mesures d’assainissement et d’hygiène ;
  • des mesures destinées à garantir la viabilité à terme du projet, y compris par le renforcement des capacités.

Doper les revenus et favoriser la croissance inclusive

Le projet, qui visait à améliorer les conditions de vie de la population et la sécurité de l’eau, a aujourd’hui rempli ses objectifs ;  il permet d’alimenter en eau 250 000 personnes environ. En outre :

  • la collecte des recettes de l’eau s’est améliorée : elle dépasse les 90 %, ce qui améliore la viabilité des ressources locales ;
  • les maladies véhiculées par l’eau ont baissé de 75 % ;
  • les femmes passent deux fois moins de temps à aller chercher de l’eau, ce qui leur permet de mener des activités plus productives ;
  • les entreprises commerciales, notamment les hôtels, connaissent un regain d’activité, ce qui est source de créations d’emplois, en particulier pour les jeunes.