“Nous sommes en Guinée pour marquer notre soutien à la lutte contre l’épidémie”, a déclaré Donald Kaberuka, Président de la BAD

24/10/2014
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« Il est bien de signer des accords de dons nos bureaux pour contrer l’épidémie Ebola, mais il est encore mieux de descendre sur le terrain pour toucher du doigt les réalités ».  C’est ainsi que le Président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a situé le sens de la mission qu’il a entrepris ce vendredi 24 octobre 2014 en Guinée.  Kaberuka  est arrivé à Conakry en début d’après-midi en compagnie de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, et du Secrétaire exécutif de la Commission économique de Nations unies pour l’Afrique, Carlos Lopes.

La mission conjointe a échangé avec les autorités guinéennes, dont le Président de la République, Alpha Condé,  les partenaires au développement et les responsables du Centre de coordination de la lutte contre l’épidémie. 

Ce fut l’occasion pour le Président de la BAD de rappeler l’appui financier de  52 millions de dollars - dont 32 millions en appui budgétaire et 20 millions pour de l’assistance technique - que son institution a fourni à la Guinée.  Il a également réaffirmé la volonté de la Banque de fournir l’appui nécessaire aux pays affectés pour contenir l’épidémie.

Exprimant son sentiment sur la mission, Kaberuka a dit sa satisfaction d’être sur le terrain et de prendre connaissance des réalités loin de la grande psychose souvent entretenue sur  l’épidémie.  Il a ainsi pu constater l’engagement des autorités et des populations qui ont une conscience aigüe de la situation. 

« Je suis content d’avoir entrepris cette mission qui fait suite à  celles que j’ai effectuées récemment en Sierra Leone et au Libéria. La mobilisation est grande, non seulement en ce qui concerne le Gouvernement, mais aussi la Société civile et les Communautés.  A l’entrée des immeubles,  des installations invitent à prendre des précautions d’hygiène, et notamment à se laver constamment les mains avec les produits appropriés.  La température est prise systématiquement.  Cela doit être poursuivi sans relâche, et  les cas de maladie doivent être déclarés, sans honte, et sans tomber dans la stigmatisation. En outre, la sensibilisation doit s’intensifier, notamment dans les zones rurales les plus reculées.  Nos pratiques et cultures ne doivent pas être un frein à notre santé et au progrès du continent », a  souligné Donald Kaberuka.