La santé de la reproduction : une priorité du développement

25/05/2010
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Rédigé par Edmond Gomon

Le bien être de la population a un impact positif sur la croissance, voire sur le développement et contribue à lutter contre la pauvreté.

C’est en cela que le Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA) a mené des études qui avaient pour thème «Santé de la reproduction, croissance économique et pauvreté en Afrique». Les résultats des ces recherches ont été présentées, le lundi 24 mai 2010, à l’Hôtel Ivoire à Abidjan-Cocody en prélude aux  45ème  Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

Le directeur de recherche du CREA basé à Nairobi (Kenya), Olu Ajakaye a dit que si la famille se porte bien, il ne peut qu’en résulter des opportunités au plan économiques.

«La santé de la reproduction peut améliorer la croissance économique compte tenu de la disponibilité de l’emploi, l’acquisition du système socio- économique protecteur, de l’accès équitable au service de santé », a-t-il dit.

Mais il n’a pas manqué d’énoncer les risques liés à la pauvreté si des mesures nécessaires ne sont pas prises par les autorités.

Francis Menjo Baye, de l’université de Yaoundé, conseiller économique, a lui mis l’accent sur l’importance des retombées de la santé de l’enfant.

«Lorsque l’enfant est en bonne santé, les parents sont dégagés de tout souci et ils produisent mieux.

La mère peut s’adonner à des activités rémunératrices», a-t-il expliqué.

L’enfant en bonne santé a une capacité d’apprentissage meilleur. Ainsi, pour assurer la santé, l’Etat doit investir dans le système de santé, instituer une assurance maladie.

S.K Bundoo, de l’université de Maurice au département économie et statistique mentionne que, selon l’expérience de ce pays, la fécondité a baissé suite à une croissance économique soutenue.

«Puis la fécondité est faible, puis le revenu est élevé. Ceci permet de lutter contre la pauvreté», a-t-il révélé. Cependant, il recommande à l’Etat mauricien d’investir dans l’éducation de la reproduction, de créer des opportunités économiques.

Damien Mededji, de l’Institut national de la statistique et d’analyse économique du Bénin, s’est penché sur le poids de l’enfant à la naissance,  par rapport aux soins relatifs au tétanos à cause du fort taux de décès.

«Les femmes ont accès aux soins de santé mais il y a une disparité au niveau de l’utilisation des services, par exemple l’accès à l’échographie et les conseils nutritionnels. Si il n’y a pas de consommation, c’est qu’il y un  problème d’infrastructures, d’accès aux soins», a-t-il déploré.

C’est pour cela qu’il propose de sensibiliser les populations sur l’importance des soins, la mise en application du programme de santé des enfants de moins de cinq ans.