Le Forum de haut niveau adopte "Déclaration de Tunis sur la Réforme de la passation des marchés publics en Afrique"

18/11/2009
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Tunis, 17 novembre 2009 – Le Forum de haut niveau sur la réforme de la passation des marchés publics a clôturé ses travaux ce mardi 17 novembre 2009, à Tunis, par l'adoption de la "Déclaration de Tunis sur la réforme de la passation des marchés publics en Afrique", qui réaffirme les priorités de l'Afrique pour les prochaines années en matière de passation de marchés publics.

L'une des résolutions principales vise à renforcer, poursuivre et améliorer les réformes des systèmes existants de passation de marchés publics pour en accroître l'efficacité et la transparence, en renforçant les capacités institutionnelles et en garantissant l'intégrité systémique. Seront ainsi renforcées la bonne gouvernance et l'obligation redditionnelle dans la gestion ces finances publiques, permettant l'émergence de meilleurs services sociaux et la réduction de la pauvreté.

Le Forum a également mis en place un réseau de praticiens des passations de marchés en Afrique, qui favorisera les échanges de vues sur les pratiques optimales et l'évolution des tendances en la matière.

Le président de la BAD, Donald Kaberuka, a mis en lumière les grands enjeux liés à la passation des marchés en Afrique. "Dans le domaine de la gouvernance, a-t-il déclaré, les progrès sont là. Pas partout, pas tout le temps, mais ils sont là". Selon lui, des progrès sensibles ont également été réalisés depuis le premier forum sur la passation des marchés, en décembre 1998, au siège de la BAD, en Côte d’Ivoire. Depuis la Conférence d'Abidjan, plusieurs pays africains ont engagé un programme de réforme de la passation de marchés avec le soutien de la BAD, de la Banque mondiale et d'autre partenaires au développement, et l'assistance d'organisations sous-régionales comme le Marché commun de l'Afrique de l'Est de l'Afrique Australe (COMESA) et l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui ont adopté des directions régionales en la matière.

Toutefois, des faiblesses persistent. Ce sont notamment les lacunes dans la mise en œuvre des systèmes réformés de passation de marchés, en particulier la le renforcement des capacités et la consolidation des institutions. La BAD s'emploie à combler ces lacunes en œuvrant au renforcement des institutions. Le président Kaberuka a toutefois identifié deux conditions préalables pour que les systèmes fonctionnent : les institutions doivent disposer de capacités suffisantes et les réformes d'une volonté politique suffisante. Pour la Banque, ce Forum est important car il permet aux participants d'échanger sur leur expérience et les pratiques optimales et contribue ainsi à renforcer les capacités des institutions. De plus, lorsque les systèmes de passation de marchés sont renforcés, c'est toute la gestion des finances publiques qui s'améliore.

La cérémonie de clôture était placée sous la présidence du Secrétaire d'État tunisien, Mohnsen Laroui, au nom des délégués africains, et du COO et vice-président de la BAD, Nkosana Moyo, au nom du Groupe de la Banque.

Les quatre thèmes majeurs abordés des deux jours de débats sont les suivants: "La réforme de la passation des marchés publics en Afrique", " La passation des marchés publics comme outil de développement économique”, "Les cadres de renforcement des capacités en matière de passation de marchés publics et les initiatives favorisant la probité", "Réforme de la passation des marchés publics et intégration régionale économique”.

Le Forum était organisé par la BAD en partenariat avec le Marché commun de l'Afrique de l'Est de l'Afrique Australe (COMESA), l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Fondation africaine pour le renforcement des capacités (FARC), l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) et la Banque mondiale (BM).


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