Augmentation de capital historique de 200 % recommandée pour la Banque africaine de développement

24/04/2010
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Tunis, le 24 avril 2010 – Un comité des gouverneurs représentant les actionnaires de la Banque africaine de développement (BAD) a, lors d’une réunion tenue le 23 avril 2010 à Washington, entériné un triplement du capital de la Banque, qui serait ainsi porté à 100 milliards de dollars USD. Le comité a également appelé l’ensemble de l’actionnariat de la Banque à accepter cette recommandation. Cette augmentation de capital significative permettra à la BAD de soutenir un niveau de prêt plus élevé, y compris en direction du secteur privé. Elle répond ainsi aux demandes massives émanant de tous les pays.

En réponse à la crise financière, la BAD avait accéléré ses engagements, mis en place de nouveaux instruments pour faciliter le commerce et restructuré son portefeuille. La Banque avait ainsi utilisé ses ressources plus rapidement qu’elle ne l’avait initialement prévu.

Les gouverneurs ont estimé que leurs conclusions représentaient un vote de confiance dans la Banque et une reconnaissance des efforts exceptionnels qu’elle avait entrepris pour faire face à la crise économique et financière. Ils ont salué le train de réformes en cours de mise en œuvre destinées à renforcer les résultats de la Banque sur le terrain.

Le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, a salué en ces termes les conclusions des gouverneurs : « Je suis ravi par cette décision. Il s’agit d’un moment historique pour nous, et c’est un signe de grande confiance dans la Banque. »

« Nous avons agi d’une manière décisive pour limiter l’impact de la crise et de la récession sur l’Afrique, a-t-il ajouté. Notre réponse a contribué d’une manière significative à résister à la tempête de la crise. Mais l’augmentation massive des demandes de financement nous a menés près de nos limites de prêt. Avec cette augmentation de capital, nous serons mieux armés pour répondre aux besoins des pays africains, y compris les pays à faible revenu, et pour les aider à renouer avec les forts taux de croissance qu’ils connaissaient auparavant. »