BAD-FIDA-Gambie : un projet conjoint de gestion de l’eau permet de mettre en culture des terres stériles

02/04/2012
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Plus de 140.000 personnes pauvres, dont 52% sont des femmes à travers la Gambie ont hautement apprécié l’augmentation de la production végétale après la mise en culture de terres improductives jusque-là. Ce résultat a été possible grâce à un projet de gestion de l’eau de 17,5 millions de dollars EU. Ce projet a été lancé en 2006, sur un co-financement de la Banque africaine de développement (BAD) , du Fonds international de développement agricole (FIDA) et du gouvernement gambien.

Dénommé Projet participatif de gestion intégrée des bassins versants, le projet a été élaboré pour résoudre les problèmes de gestion de l'eau et la dégradation des sols à travers le pays. Les zones qui ont servi de site au projet ne pouvaient pas être cultivées en raison du manque d'accès à certaines des plaines fertiles et de l'érosion des sols dans les zones de plateaux.

Le projet a permis de construire des digues, des déversoirs ainsi que des diguettes de dérivation et de prévenir les inondations. Près de 6.000 hectares de plaines sont devenu productifs à la suite des travaux.

Les principaux bénéficiaires sont les petits exploitants qui dépendent des cultures traditionnelles de plateaux telles que l'arachide, le mil, le sorgho et le maïs, et du riz de plaine, pour leur subsistance.

En fait, la production agricole totale a été multipliée par plus de cinq, pour atteindre 25.500 tonnes par an, au lieu de 4.500 tonnes à peine auparavant. La contribution des superficies améliorées à la production nationale de riz grâce au projet a augmenté de plus de 12 pour cent, contre quatre pour cent auparavant.

Les zones du projet a également pu bénéficier de la reconstruction de routes et de ponts. Le projet a en outre permis d’assurer la fourniture d'eau potable au bétail pendant la saison sèche.

Le Fonds spécial du Nigeria, géré par la BAD,  financé le projet pour 7,081 millions de dollars EU. Le le FIDA a apporté un montant égal. Le reste des ressources a été fourni par le gouvernement gambien (1,712 million de dollars) et les bénéficiaires (1,652 millions de dollars EU).