Les infrastructures, catalyseurs du développement de l’Afrique

15/11/2015
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La Banque africaine de développement (BAD) a réaffirmé, ce vendredi 13 novembre 2015 à Abidjan, sa détermination à poursuivre le développement des infrastructures en vue de la transformation du continent.

C’était lors de la toute première édition de la Semaine du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), forum de réflexion de haut niveau sur les moyens d’intégrer l’Afrique par le développement de ses infrastructures.

Pour Moono Mupotola, directrice de la BAD en charge du NEPAD, de l’intégration régionale et du commerce, la mise en œuvre des projets identifiés dans le Plan d’action prioritaire (PAP) du PIDA, et qui seront examinés au cours de la Semaine du PIDA, influencera directement la capacité de la Banque à obtenir des résultats dans ses cinq nouveaux domaines prioritaires, à savoir : éclairer l'Afrique et l'alimenter en énergie ; nourrir l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; intégrer l’Afrique ; et améliorer la qualité de vie de ses populations.

«L’énergie est un facteur majeur d’industrialisation et de création d’emplois », a déclaré Mupotola, ajoutant que le secteur de l’énergie absorberait 59 pour cent des investissements prévus d’ici à 2020 dans le cadre du PAP du PIDA, pour un montant total de 68 milliards de dollars EU. Les autres secteurs sont le transport, l’eau et les TIC.

Afin de combler le déficit en financement, Ibrahim Mayaki, directeur général de l’Agence du NEPAD, a appelé à la mobilisation du secteur privé et a insisté sur la nécessité d’accroître les ressources domestiques pour faire face à la baisse de l’aide des donateurs. « Nous avons besoin de projets rentables afin d’attirer les investisseurs privés », a-t-il indiqué.

Les discussions ont également mis en relief les réformes et les mesures politiques fortes permettant de créer des partenariats avec le secteur privé pour, entres autres, générer des emplois.  

Pour Rhoda Peace Tumusiime, commissaire de l’Union africaine en charge de l’économie rurale et de l’agriculture, la création d’emplois, en particulier pour les jeunes, passe par le développement de l’agriculture, qui va lui-même de pair avec le renforcement des infrastructures rurales. Selon elle, les infrastructures sont des catalyseurs pour le développement de l’Afrique dans bien des domaines.

« Je vois de nombreux liens entre infrastructures, agriculture, développement rural et commerce », a-t-elle expliqué, avant de noter : « Les infrastructures ont permis d’accroître le commerce intra-africain de 11 à 16 pour cent au cours des dernières années. »

Au cours de la dernière décennie, la BAD a investi directement plus de 30 milliards de dollars EU dans les infrastructures, ce qui correspond à plus de 50 pour cent des activités de prêt de la Banque.