Le manque d’infrastructures constitue une contrainte majeure à la croissance en Afrique

12/12/2007
Share |

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), M. Donald Kaberuka, a déclaré que le manque d’infrastructures appropriées constitue une contrainte majeure sur la croissance et la compétitivité en Afrique. M. Kaberuka a fait cette remarque la semaine dernière lors d’une conférence organisée par le Consortium africain pour les infrastructures sur le thème: « Financer le secteur des transports pour la croissance en Afrique ». Le continent, a-t-il ajouté, a besoin des ressources importantes pour combler le vide et ceci nécessite des ressources publiques et privées. La conférence a permis à M. Kaberuka de réaffirmer l’engagement de la Banque à travailler avec ses partenaires pour réduire les risques et le coût des affaires en Afrique. Ce faisant, la Banque contribuera à la création d’un meilleur climat d’investissement en Afrique. 

L’objectif de la conférence, qui s’est  déroulé les 3 et 4 décembre 2007, était de faciliter la participation du secteur privé dans des projets du secteur des transports en Afrique qui nécessitent des financements à court et à moyen terme. Certains projets présentés lors de la conférence par les pays sponsors comportent un port à containeurs à Mohammedia au Maroc, des routes à péage à Winelands et Wild Coast en Afrique du Sud, le port de Mayumba au Gabon, le port en eau profonde d’Enfidha en Tunisie et le pont Kazungula liant le Botswana à la Zambie. Les participants ont donné leurs avis sur la manière à faire avancer les projets à une étape bancable. 

Présidées par le vice-président chargé de l’infrastructure, de l’intégration régionale et du secteur privé, M. Mandla Gantsho, les discussions de clôture ont permis aux experts de partager les leçons tirées des partenariats public-privé (PPP) couronnés de succès dans le secteur des transports en Afrique ainsi que des questions relatives aux recouvrements de coûts et à la maintenance, à la mobilisation des ressources internes et à la sécurité routière. La conférence a été suivie par plus de cent personnes, y compris des promoteurs de projets, des conseillers en transactions, des représentants des institutions donatrices multilatérales et bilatérales, des communautés économiques régionales (CER) et des représentants du secrétariat du NEPAD.

Les réseaux de transport contribuent au développement économique de l’Afrique à maints égards.  En effet, ils assurent la connectivité et la mobilité inter et intra Etats, relient les zones rurales aux marchés et résolvent le problème des goulots d’étranglement dus à la congestion qui prévaut dans les villes. Pour permettre à l’Afrique de pallier son manque d’infrastructure, les deniers publics seront utilisés de diverses manières pour susciter la participation des opérateurs privés. La mobilisation des capitaux, du secteur privé en particulier, constitue l’un des piliers du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), l’initiative lancée il y a cinq ans par l’Union africaine pour redynamiser l’économie du continent.