Les IFI partageront l’information sur les résultats du développement et poseront ensemble les bases de l’agenda du développement pour l’après 2015

21/04/2013
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Les présidents des Banques multilatérales de développement se sont réunis le 19 avril 2013 à Washington avec le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon pour discuter des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). La rencontre était présidée par le président de la BAD, Donald Kaberuka, Coordinateur pour 2013 des Banques multilatérales de développement.


le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, reconnaît le pouvoir de l'information à façonner de meilleures politiques  orienter les programmes de développement et accroître la responsabilisation. Avec les dirigeants de six institutions financières internationales, il a annoncé, le 19 avril, leur volonté de renforcer les échanges et la collaboration sur les informations et le renforcement des capacités statistiques. Ceci fournira à la communauté mondiale de meilleurs outils statistiques pour mesurer le chemin parcouru vers les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), élaborer le programme de l’après-2015 et améliorer les conditions de vie dans les pays  en développement.

«Cette réunion historique a confirmé ma conviction que la coopération nous permettra de démontrer la capacité réelle du multilatéralisme à garantir un avenir meilleur pour tous. Cette réunion, la toute première de son genre, et l’accord qui en est sorti, nous aideront à approfondir davantage notre travail commun pour atteindre les OMD et élaborer un agenda post-2015 en vue d’un avenir plus prospère, plus équitable et plus durable», a déclaré le Secrétaire général Ban Ki-moon.

Les dirigeants de la Banque africaine de développement, de la Banque asiatique de développement, de la Banque interaméricaine de développement, du Fonds monétaire international, de la Banque islamique de développement, des Nations Unies et du Groupe de la Banque mondiale ont signé un protocole d’accord à l’issue de la rencontre. Cet instrument  leur permettra de collaborer au renforcement des capacités statistiques dans les pays membres et de faciliter le partage des données, des outils, des normes et des études pour améliorer les statistiques permettant le suivi des résultats du développement. La Banque européenne d'investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement ont offert leur plein appui aux objectifs du protocole d'accord. Elles contribueront à l’agenda du développement post-2015 dans leurs domaines d'expertise.

S'exprimant au nom des signataires du protocole d’accord, le président de la BAD, qui présidait également  la réunion, Donald Kaberuka, a déclaré: «Des statistiques plus rapides et de meilleure qualité constituent la base pour comprendre les conditions sociales et économiques dans lesquelles vivent les gens, ce qui donne lieu à de meilleurs programmes et politiques. Des capacités statistiques plus solides découlera aussi un processus de prise de décision plus sophistiqué, par exemple, grâce à l'application de la comptabilité des richesses naturelles, une meilleure compréhension des effets  de distribution des programmes économiques et sociaux, et la capacité de prendre en compte les impacts des décisions sur les femmes. Notre travail va aider à construire ensemble les bases d'un agenda post-2015 robuste. »

Les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement, et ont discuté de la possibilité de collaborer à l’élaboration de l'agenda du développent post-2015.

«Nous devons être mieux informés, et plus fréquemment. C'est la seule façon pour nous de savoir si nous avançons vers nos objectifs d'amélioration de la vie des pauvres », a déclaré Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. «Tout comme les Objectifs du millénaire pour le développement ont profondément façonné notre approche du développement au tournant du siècle, nous prévoyons que l’agenda de développement post-2015 nous aide à définir une vision axée sur une voie de développement plus durable sous l’angle social, écologique et économique. »