Interview avec M. Jean Philippe Prosper, Directeur Afrique de l’Est et d’Afrique australe, Société Financière Internationale (SFI)

14/04/2009
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Jean-Philippe-Prosper - Interview 2009-04-14

«Aujourd’hui, dans le cadre de nos activités, vous voyez vous-mêmes les réalités ! La BAD est incontournable en Afrique», a indiqué M. Jean Philippe Prosper, directeur Afrique de l’Est et d’Afrique australe, lors de la réunion conjointe BAD-SFI, pour le financement du commerce tenue à Tunis le 14 avril 2009.

Question : Les questions liées aux crédits documentaires et à la liquidité ont été longuement évoquées lors des discussions ce matin à Tunis. Pouvez-vous nous expliquer ces deux aspects dans le cadre de la facilité ?

Jean Philippe Prosper : Dans le cadre de la facilité, il y a deux choses à retenir en ce qui concerne les crédits documentaires et la liquidité. L’aspect de l’offre des garanties de crédits documentaires et l’aspect de la liquidité elle-même. En offrant du crédit, cela permet à une banque d’offrir des couvertures des lettres de crédit à leurs clients. Celles-ci facilitent les échanges. Prenant l’exemple sur les des crédits BAD. Pour ces crédits à 90, 120 jours ou 180, vous pouvez toujours donner une garantie, mais quand arrive l’échéance, il faut payer. C’est dans ce cas qu’arrivent des problèmes de liquidité.

Question : Quelles relations la SFI entend concrètement développer avec la BAD dans le cadre de cette initiative pour le financement du commerce ?

Jean Philippe Prosper : Les relations entre la SFI et la BAD sont excellentes. Sous le leadership du président Kaberuka et de notre Président, nous avons développé d’excellentes relations. Nous travaillons dans le secteur des infrastructures pour voir ce que nous pouvons développer dans ce secteur. Aujourd’hui, dans le cadre de cette activité, vous voyez, vous-mêmes les réalités. La BAD est incontournable en Afrique. C’est la Banque de développement par excellence et nous sommes très heureux de pouvoir travailler avec la BAD.

Question : Qu’est-ce que la SFI attend de ces travaux de Tunis ?

Jean-Philippe Prosper : Pour cette réunion, on essaie principalement d’atteindre notre objectif qui est également le même pour la BAD. En effet, c’est d’arriver à un plan d’action entre les différentes institutions internationales, pour des actions communes face à la crise, et voir comment aider à travers cette initiative.


Speaker

Nom: Jean Philippe Prosper