Entretien avec Joseph Alfred Amihere, Secrétaire général de l’Association des institutions africaines de financement du développement (AIAFD), basée à Abidjan

12/05/2009
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Amhirre Alfred

«Cette synergie avec la BAD est très utile, pour aider les institutions africaines de financement du développement à atténuer l’impact de  la crise financière, et par contrecoup, aider les africains à s’y accommoder», a déclaré M. Amihere.

Question : Quelles sont vos attentes en participant aux Assemblées annuelles de la BAD à Dakar?

Réponse : Le thème choisi cette année est très pertinent pour les institutions membres de l’Association des institutions africaines de financement du développement (AIAFD). Ce thème intéresse tous les partenaires au développement en général, et l’AIAFD en particulier. Comme vous le savez, la BAD est notre principal bailleur. Elle appuie l’AIAFD et nous saisissons l’occasion pour discuter avec ses responsables, ainsi qu’avec les principaux représentants de banques commerciales présents à Dakar. Nous avons d’ailleurs organisé lundi, 11 mai à Dakar, en collaboration avec la BAD, notre assemblée générale, qui a vu la participation de plusieurs responsables financiers. Les échanges étaient fructueux.

Question : Que pensez-vous que l’AIAFD et la BAD peuvent faire afin de permettre aux pays membres de juguler la crise financière internationale ?

Réponse : L’AIAFD en tant qu’institution parapluie des institutions de financement du développement africaines, comprend des membres dans tous les pays africains. C’est pour cette raison que, lors de l’assemblée générale de l’Association organisée le 11 mai à Dakar, en collaboration avec la BAD, nous avons invité le vice-président de la BAD chargé des finances pour échanger avec lui sur la gestion de risques lié aux opérations de change, dans ce contexte de crise mondiale. Entre autres, le vice-président a émis l’idée d’un programme de formation sur la gestion des risques à l’intention des IFD. Par  voie de conséquence, l’AIAFD en collaboration avec la BAD, devra organiser une telle formation en faveur des institutions africaines de financement du développement pour leur permettre d’aider leurs pays respectifs à gérer l’impact de la crise économique mondiale. J’ai la conviction que cette synergie avec la BAD est très utile, pour aider les institutions africaines de financement du développement à s’accommoder avec la crise financière, et par contrecoup, aider les africains dans la situation de crise.