Investir pour changer des vies: la SFI et la BAD vont stimuler le secteur privé en Afrique

06/05/2015
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Le renforcement des partenariats en vue de stimuler le secteur privé en tant que moteur de la croissance durable et inclusive en Afrique, est, pour le Département du développement du secteur privé de la Banque africaine (OPSD) et la Société financière internationale (SFI), l'une des principales priorités.

Raison pour laquelle, la Banque africaine de développement (BAD) accueille une délégation de haut niveau de la SFI, pour deux jours de réunions (du 6 et 7 mai 2015) à Abidjan, en vue d'approfondir les relations entre les deux institutions, et de développer des initiatives visant à accroître les investissements du secteur privé dans la région. Le but ultime affiché : utiliser l'investissement pour changer des vies en Afrique.

Ouverte par le vice-président des opérations de la BAD, chargé de l’infrastructure, du secteur privé et de l’intégration régionale, Solomon Asamoah, la réunion était une plateforme pour évaluer les expériences et les leçons tirées au cours des dernières années, en termes de financement du secteur privé, et pour engranger de meilleurs résultats sur le terrain.

La réunion a également examiné de quelle manière les deux institutions pourraient mieux collaborer pour renforcer le développement de l'Afrique en favorisant l'investissement privé durable dans un continent, qui selon la directrice du département du secteur privé de la BAD, Kodeidja Diallo, "est caractérisé par des lacunes et les difficultés de financement des grands et petits projets. «L'Afrique est un marché énorme et nous avons besoin d'investir pour changer des vies», souligne-t-elle, faisant écho au vice-président Asamoah.

La réunion cherche dans quelles mesures augmenter les facteurs de réussite des opérations dans les États fragiles, ainsi que les meilleures pratiques en matière de financement des PME et des services consultatifs.

Les directeurs de la SFI pour l'Afrique occidentale et centrale, Saran Kebet-Koulibaly, et pour l'Afrique orientale et australe, Cheikh O. Seydi, tous deux en tête de la délégation, ont exprimé leur gratitude à la Banque pour avoir accueilli la réunion, affirmant qu'elle constitue une occasion rêvée de dynamiser la coopération.

"Nous croyons en notre partenariat avec la BAD et son intérêt réside dans son raffermissement en vue de le porter à un niveau plus élevé," a souligné Seydi.

Pour sa part, le vice-président Asamoah a souligné les avantages liés à une meilleure optimisation des ressources et de l'expertise de chacune des institutions au profit de l'Afrique. Ce qui, selon lui "représente certainement l’équation 1 + 1, égale potentiellement 3."