Promotion de l’entreprenariat en Afrique

16/06/2006
Share |

Promotion de l’entreprenariat en Afrique

Le conseil sur l’investissement en Afrique (AIA), en coopération avec la Jeune Chambre Internationale (JCI) et avec l’appui du Bureau du financement du développement des Nations Unies (FFDO), ont organisé le 9 juin un atelier à Monastir, Tunisie, pour examiner les barrières au développement des affaires dans le continent africain. L’atelier, qui a été ouvert par M. Taïeb Hadhri, le ministre tunisien de la Recherche scientifique, de la technologie et du développement des compétences, visait à partager les meilleures pratiques, à identifier les failles et à faire émerger des idées et de nouvelles initiatives susceptibles d’éliminer els entraves au développement des petites et moyennes entreprises.

La Banque africaine de développement, représentée par M. Luciano Borin, directeur du département du secteur privé, et Mlle Imen M’khinini, stratégiste industrielle, a participé aux différentes discussions de la table ronde.

S’exprimant sur l’«amélioration de l’accès des PME aux sources de financement »,M. Luciano a passé en revue les différentes initiatives de la Banque: programme des franchises, garanties aux banques locales, assistance technique aux banques et aux PME, garanties mutuelles… Il a également fait une communication sur le «Rôle des grandes compagnies dans le développement des petites entreprises» dans laquelle il a souligné l’importance des liens entre les multinationales et les entreprises locales, capables d’assurer l’outsourcing et les besoins en approvisionnement des multinationales qui, de leur côté, peuvent répondre aux besoins de financement, d’accès aux marchés et de compétences des PME. Il a ainsi cité Seed Money et Abidjan Club comme des expériences réussies de mises en relation efficaces et viables.

Mlle Imen M’khinini a pour sa part articulé son intervention sur l’importance du  financement de la diaspora dans le renforcement de l’entreprenariat. Elle a souligné l’initiative novatrice du département du secteur privé de la banque visant à canaliser les transferts de la diaspora dans le secteur formel. Elle a ainsi évoqué le projet pilote finance par la banque au Cap-Vert qui comporte un volet d’assistance financière (garantie à une banque locale) et un volet d’assistance technique pour renforcer les capacités techniques des exploitants de PME, en incluant le parrainage et le développement des compétences.

La réunion a également permis aux participants d’avoir une meilleure compréhension des manières et moyens de faciliter l’accès des PME dans le continent.