Lutte contre Ebola : Donald Kaberuka organise une série de rencontres pour discuter de la stratégie à adopter

11/10/2014
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Un haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) a affirmé, vendredi 10 octobre à Washington, lors des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, que la situation globale de la région Afrique subsaharienne était plutôt bonne − une évolution que le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, souhaite voir se poursuivre.

« L’on s’attend à ce que la croissance de la région et de son économie se chiffre à 5 % cette année, en 2014 donc, pour atteindre les 5,75 % en 2015 », a déclaré Antoinette Sayeh, directrice du Département Afrique au FMI. Et d’ajouter que « l’Afrique subsaharienne devrait se maintenir au deuxième rang pour la rapidité de sa croissance régionale », grâce à l’activité intense des pays à faible revenu de la région.

Malheureusement, a-t-elle concédé, cette bonne nouvelle ne saurait faire oublier la triste situation de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone, les trois pays d’Afrique de l’Ouest les plus sévèrement touchés par l’épidémie d’Ebola. Donald Kaberuka, qui suit attentivement cette crise sanitaire, a souvent abordé le sujet, au cours des réunions de cette semaine.

Le président de la BAD a passé une bonne partie de la journée de vendredi à participer à des réunions de haut niveau et à huis clos, rassemblant des ministres des Finances, des responsables de banques centrales et d’autres hauts fonctionnaires. Échangeant avec le ministre libérien de la Planification et des Affaires économiques, le ministre algérien des Finances, ainsi que des fonctionnaires rwandais, somaliens et d’autres nations, Donald Kaberuka a fait la promotion des stratégies de développement économique et de coopération entre nations, avec, pour objectif, de vaincre la maladie.

Si le président de la BAD a consacré sa journée aux stratégies de développement et de coopération entre nations, c’est que cela s’avère capital au vu des retombées économiques négatives de l’épidémie d’Ebola, que les responsables du FMI observent à travers toute l’Afrique.

« L’industrie touristique de la Gambie, qui dépend fortement du tourisme et, dans une certaine mesure, celle du Sénégal, ont été confrontées à un certain nombre d’annulations, a expliqué Antoinette Sayeh. D’autres plaques tournantes du transport régional, comme le Ghana et peut-être le Kenya, pourraient aussi connaître un déclin provisoire de leur activité aérienne et hôtelière ».

Néanmoins, le président de la BAD n’a eu de cesse, la semaine durant, de souligner que l’épidémie d’Ebola ne devait pas enrayer les progrès fantastiques des 54 pays d’Afrique. Donald Kaberuka en est convaincu : avec une aide accrue de la communauté internationale, la guérison des trois pays pauvres dans lesquels sévit l’épidémie est possible.

La Directrice générale du FMI, Christine Lagarde a défendu à son tour cette idée que les riches doivent aider les pauvres, vendredi, en affirmant : « L’année 2015 s’annonce décisive. Si nous laissons passer cette chance, ce sont les plus pauvres que nous laisserons tomber, les générations à venir, et la planète elle-même ».