Le pont de Kazungula : Mettre fin à une division régionale

14/08/2013
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Le pont ferroviaire qui franchit le Zambèze sur le corridor Nord-Sud est un point de jonction essentiel sur la route commerciale qui relie le port de Durban en Afrique du Sud à certains pays de l’intérieur du continent, tels que le Botswana, la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi, la République démocratique du Congo, et jusque Dar-es-Salaam en Tanzanie.

Combler un vide

Longtemps, la traversée du fleuve s’est faite par bac, ce qui ralentissait fortement les échanges commerciaux. La Banque africaine de développement a joué un rôle majeur en rendant possible la construction du pont, crucial : elle a financé les études de faisabilité et de conception, soutenu durant la gestion du projet la capacité institutionnelle du Secrétariat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), cofinancé les travaux de construction avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), et mobilisé des ressources additionnelles pour la « facilitation des échanges commerciaux ».

Par ailleurs, le corridor Nord-Sud est l’un des plans d’actions prioritaires du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et l’un des projets défendus politiquement par le président sud-africain Jacob Zuma, au titre de l’Initiative présidentielle pour la promotion des infrastructures (PICI), entérinée par l’Union africaine.

Ce projet illustre parfaitement la manière dont un pays à faible revenu et un pays à revenu intermédiaire, tous deux enclavés, peuvent intéragir au profit de toute une région dans l’arrière-pays.

Financement du FAD

Le coût total du projet, 162,06 millions d’UC (259,3 millions de dollars EU environ), est financé par un accord de co-financement avec la JICA. La Banque couvre 51 millions d’UC, sur le guichet du FAD. Le reste est réparti entre la JICA (57,5 %), les gouvernements (9,2 %) et un don du Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures (1,8 %).