L’agro-business, une solution pour le non-emploi en Afrique

22/10/2015
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«Le non-emploi des jeunes est une bombe pour l’Afrique!», sont convenus les participants du panel intitulé: Jeunesse et agro-business, tenu le 22 octobre 2015, dans le cadre de la conférence sur la transformation de l’agriculture en Afrique qui se déroule à Dakar, du 21 au 23 octobre 2015.

Le secteur de l’agriculture reste confronté à beaucoup de difficultés. Ce qui fait que beaucoup de jeunes essaient de quitter le continent alors que cette force peut y être utilisée. Cette problématique a pour  causes: l’accès difficile à la terre, aux financements, au savoir et savoir-faire, entre autres. Il faut aussi constater que l’Afrique ne dispose pas de forum politique incluant les jeunes en prenant en compte leurs différentes préoccupations.

Pour inverser la tendance, il  est nécessaire de développer et transformer le secteur. Cela passe avant tout, par la mise en avant de l’intérêt des jeunes auquel il faut ajouter un changement des mentalités pour augmenter la chaine des valeurs.

Il est impératif, en outre, de renforcer la compétence des jeunes dans les domaines agricoles. Mieux, il devient important de renforcer le partenariat pour augmenter les sources de financement. A ce titre, il est recommandé de faire un programme spécial pour les jeunes qui sera financé par la Banque africaine de développement (BAD).

Pour Ken Lohento, coordinateur du programme ICT4D et responsable du programme ARDYIS au Centre de technologie agricole (CTA), basé aux Pays-Bas, l’agriculture est un secteur transversal et son développement touche plusieurs aspects. Selon lui, les jeunes méritent un appui dans la définition des politiques agricoles. Pour développer aussi l’agro-business en Afrique, il préconise l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour accéder aux marchés et aux sources de financement. Dans cette démarche, les médias sociaux peuvent être un atout non négligeable, tenant compte du fait que la jeunesse assimile facilement toute technologie nouvelle.

Par ailleurs, Dayina Mayenga, directrice régionale adjointe du Bureau international du travail (BIT) souligne la nécessité de mettre sur pied un fonds de garantie pour faciliter l’emprunt des jeunes auprès des institutions bancaires. En outre, elle recommande de motiver les jeunes en leur montrant des exemples réussis dans le domaine de l’agro-business.

Les panélistes ont aussi souligné la nécessité d’avoir une approche intégrée en aidant les diplômés sans emploi, les analphabètes et les autres jeunes sans qualification en leur offrant des formations de courte durée dans l’entreprenariat agricole. Il s’agit de renforcer les lycées et école en termes de formation technique en agronomie.